LE CONGRÈS DU PARTI AURA LIEU FIN SEPTEMBRE PROCHAIN : Le FFS veut en finir avec la crise de légitimité

Le 6e Congrès national du Front des forces socialistes (FFS) sera organisé du 27 au 29 septembre prochain, a annoncé hier la direction du parti.
En effet, dans un communiqué rendu public avant-hier, le FFS a fait part de la fixation de la date de l’organisation de son congrès lors de la réunion de son Conseil national en session ordinaire. Ainsi les travaux de l’instance souveraine du FFS se tiendront les 27, 28 et 29 septembre prochain.
Considérant cet évènement politique de fait « majeur », le parti qui vit depuis quelque temps une crise interne, après s’être scindé carrément en deux ailes se disputant la légitimité, a appelé à définir «un plan d’action qui permette d’organiser dans les délais un Congrès national démocratique et rassembleur».
Ceci, ajoute la même source, «suppose une mobilisation des structures et des militants à tous les niveaux en veillant à l’implication de tous sans exception ». Insistant dans ce cadre sur l’obligation de « réunir toutes les conditions pour que la préparation du Congrès se fasse de façon inclusive et démocratique. La réintégration d’anciens militants et cadres du parti et la cristallisation de toutes les énergies de notre famille politique est en bonne voie», souligne le FFS.
Par ailleurs, et sur le plan politique du pays, le vieux parti d’opposition a recommandé aux instances de sa formation de garder le cap politique, surtout dans ces moments caractérisés par «l’instabilité et l’incertitude». Dans ce sillage, le FFS a rappelé que le seul chemin de la sortie de crise est d’aller vers un dialogue pour engager une période de transition démocratique, qui s’ouvrira par la suite sur l’organisation d’une conférence nationale souveraine, avant d’insister sur «la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus politiques et d’opinions notamment le commandant Si Lakhdar Bouregâa ». En effet, Le Conseil national du parti a exprimé son soutien et sa solidarité avec le peuple algérien, en encourageant la poursuite du soulèvement populaire jusqu’ à «l’aboutissement de ses revendications», indique le communiqué.
En poursuivant par dire : «Sachant que cette révolution pacifique fait face, sur le plan interne, à un régime qui veut se maintenir contre la volonté populaire en rejetant toute véritable transition démocratique en s’obstinant à organiser un scrutin présidentiel».
Assurant que «le FFS prolongera son combat et anticipera les évènements jusqu’à l’édification de l’État et de ses institutions pour répondre aux aspirations de la société et de sa jeunesse de plus en plus exigeante». Réitérant son appel aux «forces démocratiques et sociales autonomes» pour adhérer à l’initiative des forces de l’alternative démocratique qui a dégagé un pacte politique pour «une véritable» transition démocratique, conclut le communiqué.
Sarah Oubraham