LE CONGRÈS BASCULE DU CÔTÉ DES DÉMOCRATES : Trump subit une défaite historique aux Midterms

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Les démocrates remportent les élections de mi-mandat et reprennent le contrôle des deux chambres du Congrès américain. Donald Trump a subi un désaveu majeur et un déluge balayant toute perspective de victoire, en raison du mécontentement de la majorité des américains, sur sa politique économique, la chute du pouvoir d’achat, sa guerre contre l’Iran et son soutien inconditionnel à l’entité sioniste et ses dirigeants poursuivis par la Justice internationale pour génocides et crimes contre l’humanité qui se poursuivent contre le peuple palestinien.
Critiques contre sa politique intérieure et extérieure et traduction dans les urnes des mobilisations populaires dont les étudiants et la jeunesse en général durant près de deux ans contre le génocide de l’entité sioniste du peuple palestinien
La victoire donne à l’opposition les moyens de freiner l’action présidentielle. C’est un véritable séisme politique à Washington. Les démocrates ont remporté mardi 3 novembre une victoire écrasante aux élections américaines de mi-mandat, reprenant le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat. Un double revers majeur pour Donald Trump, dont le Parti républicain perd sa majorité au Congrès, deux ans seulement après son retour à la Maison Blanche. L’ampleur du succès démocrate dépasse les prévisions. L’opposition s’est imposée dans plusieurs bastions traditionnellement républicains, comme au Texas, dans l’Iowa et en Caroline du Sud. Au Sénat, au moins sept sièges ont basculé, dont ceux du Kansas, de l’Ohio et de la Caroline du Nord. Au Texas, le démocrate James Talarico a battu Ken Paxton, candidat soutenu par Trump. Trump mauvais perdant ? Le scrutin, largement considéré comme un référendum sur le président américain, traduit un profond mécontentement populaire. Le coût de la vie, l’inflation et les inquiétudes économiques ont pesé sur le vote, tout comme les critiques visant la politique migratoire et la guerre contre l’Iran. Les démocrates ont aussi bénéficié d’un recul du soutien républicain parmi certains électeurs jeunes et hispaniques. Le locataire de la Maison Blanche a reconnu la victoire de ses adversaires, tout en refusant d’y voir un désaveu personnel. Il a préféré mettre en cause les candidats républicains battus, alors qu’il s’était lui-même fortement impliqué dans la campagne. Les conséquences institutionnelles s’annoncent considérables. Avec le contrôle des deux chambres, les démocrates pourront entraver une partie du programme de l’exécutif, surveiller de plus près les dépenses fédérales et multiplier les enquêtes parlementaires sur l’administration Trump. Le Sénat pourra aussi bloquer certaines nominations. Sur le plan international, la nouvelle configuration pourrait compliquer la stratégie américaine face à l’Iran, notamment le financement d’éventuelles opérations militaires, sans priver le président de ses prérogatives de commandant en chef. À l’approche de la présidentielle de 2028, le chef de l’État entre ainsi dans une seconde moitié de mandat marquée par un Congrès démocrate particulièrement hostile.

Les électeurs d’origine arabe et latinos ont exclu les candidatures pro Donald Trump des institutions législatives
À l’occasion des midterms, les électeurs arabo-américains et latinos manifestent une désaffection croissante envers Donald Trump : 59 % des Arabo-Américains envisageaient de voter démocrate, tandis que près de 24 % des Latinos approuvaient l’action présidentielle. Politique migratoire, pouvoir d’achat et soutien à Israël alimentent ce mécontentement. Les électeurs arabo-américains et latinos au bout de deux ans du mandat de Trump à la présidence des Etats Unis lui ont exprimé, par sa défaite leur opposition à sa politique intérieure ainsi que sa gestion de la politique et des dossiers des affaires étrangères À l’occasion des élections de mi-mandat tenu mardi, plusieurs enquêtes d’opinion révèlent « une désaffection croissante au sein de ces américains précités. Chez les Arabo-Américains, le revirement est particulièrement marqué. Selon un sondage de l’Arab American Institute publié le 27 octobre, 59 % des électeurs interrogés envisagent de soutenir les candidats démocrates au Congrès, contre 26 % pour les républicains. En 2024, une partie de cet électorat s’était détournée des démocrates pour sanctionner la politique de Joe Biden à Ghaza, laquelle politique s’est intensifiée en faveur de l’entité sioniste, car, le soutien inconditionnel à la colonisation sioniste en Palestine étant une constante dans l’administration américaine, qu’elle soit occupée par les républicains ou les démocrates. Mais la stratégie de Trump au Moyen-Orient, notamment son soutien inconditionnel à l’entité sioniste et sa guerre qu’il a lancée contre l’Iran ont été sanctionné par les électeurs exprimant ainsi leur opposition ferme à ces choix, dans les urnes après les avoir exprimés par ses manifestations.

Les électeurs votent aux législatives, un moyen d’affirmer et d’exprimer leur opposition au président Trump
Le mécontentement dépasse toutefois les questions internationales. Selon la même enquête, 82 % des Arabo-Américains déclarent avoir subi des difficultés économiques liées à la hausse des prix, tandis que 65 % affirment avoir été victimes de discriminations. Le phénomène touche également les Latinos, dont Trump avait obtenu près de la moitié des suffrages en 2024. D’après une étude du Pew Research Center publiée le 16 octobre, seuls 24 % des électeurs latinos approuvent désormais son action, contre 38 % en février 2025. Plus révélateur encore, 55 % considèrent leur vote aux législatives comme un moyen de s’opposer au président. L’inflation, le pouvoir d’achat et surtout le durcissement de la politique migratoire expliquent en partie cette évolution. Près des deux tiers des électeurs latinos jugent les expulsions de migrants excessives. Cette désaffection pourrait peser dans plusieurs circonscriptions disputées, notamment au Michigan, en Arizona, au Texas et en Floride. Elle ne garantit toutefois pas un report automatique des voix vers les démocrates. Pour Trump, l’enjeu est considérable : conserver le soutien de deux électorats qui avaient contribué à élargir sa coalition électorale en 2024.
R. I.