L’ASSISE INFRASTRUCTURELLE DU TOURISME REPOSE SUR UN PROGRAMME DE 820 PROJETS D’HÔTELS : Peut-on rattraper le retard d’ici 2030 ?

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, a indiqué, hier, que ses services œuvrent à rattraper «graduellement» l’énorme déficit, en matière de capacités d’accueil, enregistré par les destinations touristiques de l’Algérie, et ce à travers, notamment, le soutien et le renforcement de l’investissement en vue de la réalisation de 250000 lits à l’horizon 2030.

Une convention de partenariat entre le groupe Hôtellerie Tourisme et Thermalisme (HTT), l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et la Fédération nationale des hôteliers (FNH) a été signée hier, à l’Hôtel Eldjazaïr, en présence du ministre Benmessaoud, en vue de permettre aux travailleurs de profiter du tourisme Thermal de leur pays. Par ailleurs, en vue de booster l’investissement du tourisme en Algérie en particulier, afin de promouvoir les secteurs économiques hors hydrocarbures, le ministre du Tourisme a fait savoir que les capacités de la réalisation de 100 hôtels annuellement, sont désormais possibles, ce qui permettra d’accueillir 15 millions de touristes, à l’horizon 2030, en dotant le secteur de 250 000 lits à l’horizon 2030. Un saut «qualitatif» en matière d’investissement, dans le sillage de la dynamisation de l’activité touristique, chez nous, il y a eu la réception de 140 000 lits, outre «la réalisation en cours de 820 hôtels d’une capacité d’accueil de 110 000 lits» avait indiqué le ministre, mardi dernier, à l’Assemblée populaire nationale (APN). Pour l’année prochaine, son secteur verra l’émergence de nouvelles infrastructures, notamment, des stations balnéaires, complexes touristiques, centres de thermalisme et parcs de loisirs de grande envergure, ce qui boostera et consolidera l’activité touristique, et partant économique. Mais comme le tourisme ne s’appuie pas uniquement sur des infrastructures, d’autant plus que notre pays a longtemps, depuis des décennies, même pas inscrit en tête de ses préoccupations le tourisme, ce qui impose aujourd’hui, des campagnes et toute une politique de communication, pour faire valoir la destination Algérie, et proposer, selon les normes internationales, le produit touristique algérien, l’élaboration d’études de marketing en coopération avec l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) est en cours. Aussi il est question, à ce propos, de la mise en œuvre de programmes de promotion et de vulgarisation du produit touristique algérien, en vue de faire connaître le potentiel touristique de notre pays, outre l’initiation de nouvelles actions visant à renforcer le tourisme interne, en toutes les saisons, au vu des capacités et potentialités dont dispose le pays, en matière de climat, les paysages, les lieux, la riche culture d’une région à l’autre. Et pour que les services proposés répondent aux normes en vigueur, sur le plan international, la formation est pour le secteur la «pierre angulaire» du programme de développement du tourisme. À ce propos, rappelons que plus de 100 centres relevant du secteur de la Formation professionnelle assurent des formations dans les métiers du tourisme et de l’hôtellerie outre 16 instituts dédiés exclusivement à ce domaine, outre des instituts de haut niveau réalisés en collaboration avec des partenaires étrangers spécialisés, notamment à Alger, Oran, et prochainement à Constantine et au Sud du pays. Par ailleurs, un programme d’information et de numérisation spécifique «sera lancé dans le domaine de l’artisanat » prochainement, outre la mise en place d’une base de réglementation de label, en collaboration avec l’Union européenne (UE).
Lilia Sahed