Café

L’APOCE ALERTE LES CONSOMMATEURS SUR LA TENEUR EN COMPOSANTS CHIMIQUES DANGEREUX DE CE PRODUIT : De la contrefaçon dans notre tasse de café

Le président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), a organisé hier à Alger, une conférence de presse, durant laquelle, il a révélé les résultats d’une analyse physico-chimique, menée par deux laboratoires privés, sur des échantillons d’une douzaine de marques de café qui sont largement consommées par les Algériens. Ainsi, en s’appuyant sur l’adage populaire qui dit qu’«un homme averti en vaux deux !», le président de l’Apoce Mustapha Zebdi, et sur la base du rapport de l’enquête en question, mené sur 12 échantillons de café moulu, il a fait état de l’existence de plusieurs infractions dans la production du café moulu. Ainsi, selon Zebdi, « 84% des échantillons analysés ont fait montrer qu’ils ne sont pas conformes aux spécifications légales de l’étiquetage». Pour la suite des révélations, il y a de quoi s’inquiéter et le sujet doit être pris très aux sérieux de la part des consommateurs de café. En effet, l’infraction qui constitue le plus de danger est celle consistant à l’ajout de sucre dans la composition de ce produit fortement prisé par les Algériens. Dès lors, le président de l’APOCE fait un constat très alarmiste sur le processus de transformation du café, qui se fait au détriment de la santé publique. Zebdi en veut pour preuve, le fait que «certains géants du marché s’adonnent à des pratiques véreuses et malhonnêtes, car ils bourrent leurs produits de sucre pour faire compenser les pertes de l’évapotranspiration du café moulu».Et de poursuivre que «le sucre brulé devient dangereux. Cette molécule est connue sous le nom d’acrylamide, explique-il d’un ton élevé, et représente un effet néfaste sur le système nerveux, et peut aller jusqu’à provoquer des cancers ». Dans ce sens, il s’appuie sur les résultats de l’analyse en question, et dit que le rapport a révélé la non-conformité de 2 marques, ce qui fait des produits commercialisés de dangereux pour la santé des consommateurs. À ce propos, «le taux d’acrylamide présent dans ces dernières est très élevé dans ces deux produits de café moulu atteignant le seuil de 14.5%)», dénonce le président de l’APOCE. Pour ce qui est des autres échantillons, poursuit Zebdi, 5 marques de café contiennent des taux estimés acceptables, même si leur teneur en acrilamyde dépasse légèrement la norme requise. D’autre part, la même étude a révélé que 5 autres marques ont été notées bonnes puisque la teneur en acrilamyde ne dépasse guère les 3%. Par ailleurs, le président de l’association consumériste revient sur l’absence de la mention «taux de sucre ajouté» sur l’étiquetage, comme autre infraction relevée, alors que «la loi oblige le producteur d’informer le consommateur et de respecter les proportions de sucre ajouté dépassant largement les 3%», explique-t-il. Pour étayer un peu plus, il renvoie de ses propos au décret exécutif n° 17- 99, du 26 février 2017, fixant les caractéristiques du café ainsi que les conditions et les modalités de sa mise à disposition du consommateur.

Mohamed Amrouni