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La responsable US Victoria Nuland au terme de sa rencontre avec R. Lamamra en marge des travaux de l’ONU : « Les Etats-Unis appréciaient les efforts de l’Algérie en faveur de la paix et la sécurité régionales»

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a reçu lundi à New York la sous-secrétaire d’Etat américaine aux Affaires politiques, Mme Victoria Nuland avec laquelle il a évoqué le renforcement des relations bilatérales et la situation au Moyen Orient, au Maghreb et en Afrique
Le chef de la diplomatie algérienne a tweeté, sur sa rencontre avec la responsable américaine, que les discussions ont porté sur de nombreuses questions, liées à l’actualité régionale, continentale et internationale, citant notamment «  les moyens de renforcer les relations bilatérales » et échangé, a-t-il ajouté «  nos vues sur la situation au Moyen-Orient ainsi qu’au niveau maghrébin et africain » a indiqué le MAE Ramtane Lamamra. De son côté, la sous-secrétaire d’Etat américaine aux Affaires politiques Mme Nuland a dans un tweet qualifié ces discussions de «  constructives » , ajoutant qu’elles ont porté sur «  le Sahara occidental, la Libye et le Mali », déclarant que les Etats-Unis « appréciaient les efforts de l’Algérie en faveur de la paix et la sécurité régionales ». Les deux responsables ont également évoqué, selon la responsable américaine, les investissements américains dans le secteur des énergies renouvelables. Aussi, dans le cadre de son activité diplomatique, au rythme soutenu et intense, à New York, où il prend part aux travaux de la 76 ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra a fait savoir dans un tweet, qu’il avait reçu, le président du Comité international de la Croix rouge (CICR), Peter Maurer, avec lequel il a évoqué les domaines de coopération entre l’Algérie et le CICR ainsi que les crises humanitaires à travers le monde. Il a écrit sur cette rencontre, «  a permis d’aborder les crises humanitaires à travers le monde ainsi que les domaines de coopération entre l’Algérie et le CICR et les voies de les renforcer ». Aussi il a été notamment question, dans l’activité du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, à New-York, d’un entretien qu’il a eu lundi, avec le ministre des Affaires étrangères de l’Etat du Koweït, Cheikh Ahmed Nasser Al Mohammed. Il a été question lors de cet entretien de la situation « prévalant dans le monde arabe » selon, Lamamra et aussi sur « les principales questions inscrites à l’ordre du jour de la 76e session de l’Assemblée générale (AG) de l’ONU », lors de sa rencontre avec le responsable kowetien, en marge des travaux de la 76e session de l’AG de l’ONU, à New-York. Par ailleurs, le chef de la diplomatie Ramtane Lamamra, a participé, lundi à New York, à la réunion de concertation des ministres arabes des Affaires étrangères en vue de mobiliser le soutien au profit des décisions relatives à la cause palestinienne, « afin de mettre un terme à toutes les pratiques israéliennes hostiles au peuple palestinien frère » a écrit le chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra.
Karima B.


Le MAE Ramtane Lamamra à la chaîne CNN
« L’Algérie devait rompre ses relations avec le Maroc après les actes hostiles  du Royaume »

La rupture des relations avec le Maroc était une décision que l’Algérie devait prendre afin d’envoyer le « message approprié » au gouvernement du pays voisin après « des actes hostiles à la souveraineté et à l’unité de l’Algérie », a déclaré le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra à la chaîne CNN International. « L’Algérie a été extraordinairement patiente face à tous les actes que le Maroc a commis contre sa souveraineté et son unité. C’est pour cela que nous pensons qu’une telle décision (la rupture des relations) a envoyé le message approprié au gouvernement du Maroc pour lui signifier que nous ne pouvions nous permettre d’accepter davantage le comportement de ce pays voisin », a indiqué le ministre des Affaires étrangères au cours de l’interview diffusée mardi. Il a expliqué, en outre, que la décision de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc était « une manière civilisée de mettre un terme à une situation qui ne pouvait durer davantage sans causer de dommages et qui risquait de mener les deux pays vers une voie non souhaitable » M. Lamamra qui faisait allusion au soutien affiché par l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, en juillet dernier, à une prétendue volonté d’indépendance de la Kabylie a rappelé que l’Algérie avait demandé des explications aux autorités marocaines à ce sujet, mais qu’aucune explication n’avait été fournie. « Le gouvernement algérien devait prendre une décision souveraine » , a-t-il ajouté estimant que  » dans une situation de ce genre, deux États ne pouvaient continuer à entretenir des relations diplomatiques ». Il s’agissait, dira-t-il, d’une situation « anormale qui devait cesser de toute façon ».
R. I.