RAFFINERIE DE SIDI R’ZINE

LA RAFFINERIE DE SIDI R’ZINE À ALGER, REMISE EN SERVICE : La production de carburants passe à 5,4 millions de tonnes par an

Après plusieurs années de travaux de réhabilitation pour renforcer les capacités de raffinage pétrolier du pays, la compagnie nationale Sonatrach a procédé, jeudi dernier, à l’inauguration de la raffinerie de Sidi R’Zine à Alger. Le coup d’envoi de cette nouvelle infrastructure a été donné par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, le ministre de l’énergie, Mustapha Guitouni et le P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Oueld kaddour.
Lors de la cérémonie d’inauguration, le P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour a affirmé que « la réception jeudi de la raffinerie de Sidi R’zine constitue un acquis énorme pour l’Algérie dans la mesure où elle pourrait passer d’un statut d’importateur de produits raffinés à celui d’exportateur à partir de 2021 », poursuit-il « nous avons mis beaucoup de temps pour relever le défi de réaliser ce projet, cependant, nous avons appris beaucoup de choses en termes de respect des délais de réalisation, de coûts et de qualité », a-t-il souligné. à une question de la presse sur des changements opérés dernièrement au sein de Sonatrach, Ould Kaddour a expliqué que « cela s’inscrivait dans le cadre du rajeunissement des effectifs du groupe, déplorant l’interprétation négative que certains médias ont donnée à ces changements », en disant que « c’est une spéculation qui n’a aucun sens », a-t-il affirmé. De son côté, le vice-président de l’activité commercialisation à Sonatrach, Ahmed Mazighi a précisé que « cette nouvelle raffinerie a été réalisée pour un coût d’investissement de 1,5 milliard de dollars », a-t-il révélé le montant d’acquisition de cette base pétrolière, tout en soulignant qu’« elle permettra d’augmenter les capacités de production de carburant de 3,6 millions de tonnes à 5,4 millions de tonnes par an.»
Ajoutant dans ce sens, que « la raffinerie produira 1,3 million de tonnes d’essence et 1,2 million de tonnes de gasoil, ainsi que d’autres produits raffinés comme le kérosène. » Il souligne qu’« elle permettra également la couverture des besoins en essence à 95% de la région centre du pays. » Concernant la capacité de stockage, Ahmed Mazighi a indiqué que «cette raffinerie est dotée de 39 bacs de stockage, en plus de 4 sphères de stockage de butane qui permettront d’assurer un approvisionnement de 10 jours durant la période hivernale », s’est-il appuyé sur ses propos. Entre autres, ce responsable a souligné que « le plan de réhabilitation qui concerne les raffineries du Nord (Alger, Arzew et de Skikda) vise à fiabiliser la capacité existante, augmenter la capacité de traitement primaire de plus de 3,8 millions de tonnes par an, entre 2012 et 2019.» Plus explicite sur ce plan de réhabilitation, Mazighi dira qu’« il vise à accroître la part relative de la production de carburants (essence et gasoil) par rapport aux produits primaires (naphta et fuel) et à adapter l’outil de production aux normes de consommation européenne (Euro V) aux normes de sécurité industrielles et aux normes environnementales. » Dans ce sillage, ce même responsable a fait savoir que « l’Algérie n’importera plus d’essence à partir du second semestre 2019 », en soulignant qu’« à partir de cette échéance, l’outil de production sera adapté aux normes de consommation européennes de consommation (Euro V) et aux normes de sécurité industrielle et environnementale», a-t-il dit.
Med Wali