Constitution

LA MOUTURE DE LA NOUVELLE CONSTITUTION DONNE LE LA DE REFORMES PROFONDES ET SALVATRICES : Place à l’Algérie qui avance

Pas mal de voix d’oiseaux de mauvais augure, que ces réformes profondes donnent l’air de déranger, promeuvent un ton défaitiste, cultivent le doute et font tout pour faire accroire que rien n’aurait changé depuis la neutralisation et le départ précipité de la bande.

Une indéniable dynamique nouvelle vient de s’enclencher à la faveur de l’ouverture d’un débat, le plus large possible, autour du projet de la nouvelle Constitution. Il est vrai, il faut bien le dire, que l’Algérie avait eu tendance à faire du sur-place durant les trois ou quatre années précédentes. Mais l’«électrochoc» du hirak a permis au pays de renouer avec une incommensurable dynamique. Celle-ci a été rendue possible par le formidable et insoupçonné potentiel d’un peuple dont le pacifisme et la haute conscience politique ont forcé l’admiration de la planète entière. L’élection présidentielle du 12 décembre passé est ainsi intervenue comme une sorte de continium par rapport à cette dynamique nouvelle. Le train des réformes est lancé, et bien lancé. Malheur à celui qui ne sautera pas dedans au moment idoine. Le temps de la rapine est révolu, et bien révolu. L’Algérie, touchée de plein fouet par cette épidémie de coronavirus, mais aussi par une chute historique des cours de l’or noir, fait désormais beaucoup mieux que de tenter de survivre et résister seulement. Elle prend en effet des initiatives, agit au lieu de réagir. La future Constitution, qui vient jeter les bases d’une sorte de deuxième République, vient également consacrer plusieurs principes de base, comme l’indépendance de la Justice, l’entière liberté de se regrouper en association ou en parti politique.
La liberté de la presse, celle de dire, de bien dire et de tout dire, n’est comme de juste pas en reste. Elle n’aura de limites que celles fixées par des textes de lois et un savoir-faire qui tiendra la presse éloignée de la diffamation et des fake-news. Dans la foulée, de judicieuses alliances sont contractées. Un rapprochement sans précédent s’opère ainsi avec la Chine toute puissante. Les cargos d’aides médicales qui atterrissent chez nous tous les deux ou trois jours en sont une parfaite illustration et une déclaration d’amitié de la part d’un pays qui avait soutenu notre glorieuse Guerre d’Indépendance depuis son déclenchement.
Quant aux faux amis et alliés, une journée spécialement dédiée à la mémoire est venue nous rappeler qu’il ne faut rien oublier sans repentance et sans reconnaissance…
Mohamed Abdoun