LADDH

La LADDH appelle à faire prévaloir la culture de la paix dans le pays : Que la haine soit bannie dans «le discours politique» !

Suite à la promulgation, le 8 décembre 2017, de la Journée Internationale du vivre ensemble en paix par l’Assemblée générale des Nations unies, pour laquelle la date du 16 mai a été validée, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a souligné l’importance de la promotion de la tolérance entre les Algériens, sans oublier les valeurs de la culture de la paix et de la réconciliation entre les peuples.

La Journée internationale du vivre-ensemble en paix, qui est une initiative de l’Algérie, sera célébrée le 16 mai prochain. C’est sur proposition de l’Algérie que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution par laquelle elle avait proclamé le 16 mai Journée internationale du vivre-ensemble en paix. Pour marquer l’évènement, la LADDH a indiqué que « les évènements qui s’accélèrent sur la scène politique arabe et la région du Sahel, l’escalade marocaine sur l’Algérie, et la prolifération d’un discours religieux sectaire imposent à l’Algérie plus de vigilance pour préserver l’unité du peuple ».
« L’Algérie doit intensifier son attachement à la culture de la paix, à la réconciliation nationale et à la solidarité », écrit l’ONG en rappelant que « l’Algérie est située au carrefour de nombreuses cultures, religions et civilisations qui ont façonné son passé, qui constituent l’essentiel de son présent, doit œuvrer à préserver la harmonie parmi son peuple». «Nous devons tous cultiver une culture de tolérance, accorder la priorité aux intérêts suprêmes de la nation sur des intérêts personnels étroits pour contribuer à la construction et à la renaissance de la patrie», réclame l’ONG qui affirme que «l’unité d’un pays se consolide grâce à la tolérance». Dans ce contexte, le Bureau national de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme appelle «l’opinion publique nationale à comprendre que les grandes nations sont celles qui ont pu enraciner la culture et les valeurs de la réconciliation». «Face aux défis et aux dangers qui nous guettent, il est impératif de surmonter les divisions et les différences raciales qui nuisent à l’unité nationale», écrit la Ligue tout en appelant à «enterrer le passé avec toutes ses tragédies et ses souffrances, et à guérir nos blessures afin d’affronter ensemble les difficultés, les défis et être à la hauteur des changements que connait le monde». Ainsi, l’ONG appelle les politiciens et les défenseurs des droits de l’homme à éviter de recourir à des classifications sur une base raciale afin de préserver l’unité nationale ». Pour la Ligue « la construction d’un État civil de droits moderne ne peut se faire en présence des parties qui privilégient le discours racial». En outre, l’ONG fustige le discours politique haineux, en appelant la classe politique « à éviter de recourir au discours qui remet en cause le patriotisme des opposants et à s’éloigner des accusations récurrentes de trahison». La Ligue appelle, entres autres, la société civile à diffuser la culture du vivre ensemble et les valeurs de la citoyenneté. D’autre part, afin de privilégier la culture du vivre ensemble, l’ONG recommande d’arrêter le discours racial diffusé à travers les médias et les réseaux sociaux, tout en œuvrant à lutter contre le racisme et le régionalisme.
Lamia Boufassa