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LA CONFÉRENCE SUR LA RELANCE INDUSTRIELLE EN ÉTAIT LE DÉCLIC : Des centaines de projets débloqués

La réunion du Conseil des ministres annoncée pour hier a été consacrée en partie à un exposé présenté par le médiateur de la République sur les projets d’investissement en suspens. Dans ce cadre nous rappelons que la majorité des secteurs souffrent de retard et sont à la traîne dans la réalisation des projets programmés.

À citer en particulier le secteur du bâtiment et des travaux publics dont les délais de livraison des logements et d’infrastructures ne sont pas toujours respectés et les projets de réalisation de routes sont différés alors que des contrats sont résiliés avec des entreprises nationales et étrangères. Aussi, le secteur de l’Industrie dont le ministre Ahmed Zeghdar fait des efforts pour relancer l’investissement. Selon ses déclarations, il y a eu le déblocage de 890 dossiers en suspens au niveau de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI).
Parallèlement au traitement des dossiers de l’ANDI, le ministère de l’Industrie œuvre à relancer les entreprises et les unités publiques à l’arrêt et en difficulté. Notant que 51 entreprises à l’arrêt et 32 autres en difficulté ont été recensées, a fait savoir le ministre rappelant la remise en service de plusieurs unités de ces entreprises, dont l’usine de fabrication de verre à Jijel (Africaver), l’unité de production de jus à Taher, trois unités relevant de l’entreprise publique des industries électroniques à Sidi Bel-Abbès et l’usine de production de levure de Bouchegouf (Guelma).
Pour sa part, le médiateur de la République, Brahim Merad a affirmé que les mesures d’urgence prises en application des instructions données par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune pour débloquer les projets d’investissement achevés et à l’arrêt pour des raisons administratives, ont permis à ce jour de lancer 380 unités de production réparties sur 40 wilayas.
Ces projets permettent la création de 23 165 emplois directs, sans compter les emplois indirects qui seront créés à la faveur de la mobilité économique engendrée par ces activités au niveau de leurs périmètres.
« Il s’agit d’une démarche qui vise à rétablir la confiance entre les investisseurs et l’État », a-t-il dit, affirmant avoir perçu une grande satisfaction auprès des opérateurs, dont l’intérêt sera axé désormais sur la réalisation de leurs objectifs économiques.
Dans une déclaration à l’APS, Merad a souligné que depuis la tenue de la conférence nationale sur la relance industrielle le 4 décembre dernier, au cours de laquelle le président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait souligné l’importance de lever le gel sur les projets finalisés suspendus pour des raisons bureaucratiques, « on a recensé 787 projets d’investissement suspendus en raison de blocages administratifs ».
Il a ajouté que son instance a procédé à ce jour à « la levée du gel de 483 projets, dont 421 projets finalisés et dont les travaux ont été lancés et 62 projets dont les travaux démarreront prochainement ».
Aussi, et de son côté, le directeur général de la gestion du secteur public marchand (DGGSPM), Hocine Bendif, a affirmé que les contraintes bureaucratiques avaient été levées sur plus de 500 projets dans un laps de temps d’une semaine à travers plusieurs wilayas du pays, et ce, dans les domaines des industries de transformation agroalimentaire, d’électroménagers, de travaux publics et de bâtiment, dont la valeur globale est estimée à 900 milliards DA.
Sarah O.