Pétrole libyen

LA COMPAGNIE LIBYENNE SUR L’ARRÊT DE LA PRODUCTION DU PÉTROLE : «La situation n’a malheureusement pas évolué ! »

Le premier responsable de la Compagnie libyenne de pétrole, Mustapha Soun-Allah, a annoncé que les raisons à l’origine de l’absence de la levée de la mesure «de statut de force majeure» sur l’installation pétrolière, au sud libyen, demeure en vigueur en déclarant que «ce qui est important pour la National Oil Corporation, c’est la protection de ses travailleurs et qu’après 77 jours, (de l’attaque en décembre dernier :NDLR) la situation sur le terrain n’a malheureusement pas évolué». Affirmant que des groupes armés «demeurent encore à l’intérieur des installations». Dans une vidéo publiée sur le site Web de la National Oil Corporation sur la situation des gisements de pétrole dans le sud de la Libye, son premier responsable, Soun-allah a indiqué que toutes les parties ont été contactées, au sujet de la levée du statut de force majeure, en soulignant que celle-ci ne pouvant se traduire, «sans la réunion d’un ensemble de normes à respecter et des conditions à assurer» et qu’en l’absence, à ce jour, de ces éléments, «le maintien, du statut de force majeure est en cours» a-t-il souligné. Après avoir rappelé que l’installation pétrolière, l’une des plus importante du pays, a été attaquée par, dira-t-il «une violente attaque par les soi-disant gardiens des installations pétrolières ou des forces de surveillance, ils ont obligé les travailleurs à fermer le gisement», et qu’un groupe armé, a-t-il poursuivi, «était toujours à l’intérieur de ces installations» a affirmé le responsable, dimanche dernier. Sans manquer de relever que ces groupes se sont livrés, «à des actes violents et ont terrorisé les travailleurs avec des pratiques en violation des lois», il a assuré, que ses services ont pris contact avec l’ensemble des concernés par cette affaire, pour le règlement de cette situation, notamment par le respect des normes et l’instauration de conditions pouvant assurer le bon déroulement de l’activité, mais en vain, selon le patron de la Compagnie pétrolière libyenne, ce qui a conduit au maintien de ce champ sous le statut de force majeure, et l’arrêt de l’activité pétrolière. Aussi, le même responsable a tenu à affirmer que la Compagnie nationale libyenne fait preuve de neutralité, en direction des différentes parties, déclarant que «la National Oil Corporation est neutre et continue de travailler avec toutes les parties, y compris le Commandement général des forces armées libyennes», avant d’affirmer que «la stabilité de la libye s’effectuera par la stabilité de la production de l’or noir libyen» a-t-il déclaré. Par ailleurs, dans le cadre de ses efforts en vue du règlement de la crise libyenne, via un dialogue inter-libyen, l’émissaire des Nations unies (ONU) pour la Libye, Ghassan Salamé, s’est entretenu avec des représentants de Mourzoug, à quelques 900 kilomètres au sud de la Capitale libyenne, Tripoli, a fait savoir, la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL). Ghassan Salamé, a promis samedi de venir en aide à la ville de Mourzoug, dans le sud du pays. La Manul a indiqué, samedi dernier, que Ghassan Salamé «a reçu une délégation de Mourzoug, dans le sud de la Libye» et il a été informé, à cette occasion, par ses interlocuteurs «de la situation désastreuse dans laquelle se trouve la ville en matière de sécurité et de besoins humanitaires», a indiqué la Mission dans un communiqué. « Salamé a promis d’apporter tout le soutien possible, notamment pour protéger les civils, aider les blessés et répondre aux besoins fondamentaux en termes de matériel médical et de vivres » est-il indiqué. Il est à rappeler que l’armée libyenne, établie dans l’est du pays, mène, depuis mi-janvier passé, une campagne militaire contre la criminalité et le terrorisme dans le sud du pays. Récemment, suite à des affrontements avec des combattants de l’opposition tchadienne, l’armée a annoncé avoir pris le contrôle de Mourzoug, après avoir fait des progrès importants depuis le début de l’opération militaire en question et a également pris le contrôle de deux champs pétroliers.
Karima Bennour