KAIS

KAÏS SAÏED RASSURE LES PAYS VOISINS ET ÉTRANGERS : « La Tunisie est sur la bonne voie »

Au lendemain de sa déclaration, affirmant que la Tunisie malgré la crise qu’elle connait, demeure « soucieuse de garantir et défendre les droits et les libertés et d’agir dans le strict respect de la Constitution », le président tunisien Kais Saïed, a rassuré, samedi son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune que « la Tunisie est sur la bonne voie pour la consécration de la démocratie et de la pluralité » et l’a informé sur « l’annonce de décisions importantes bientôt ». Lors d’un appel d’une heure avec le président tunisien, samedi soir, le conseiller à la sécurité nationale du président Joe Biden, Jake Sullivan, a indiqué que la Tunisie doit rapidement retrouver la «voie de la démocratie», faisant part de son soutien à «la démocratie tunisienne fondée sur les droits fondamentaux, des institutions fortes et un engagement en faveur de l’État de droit», selon un communiqué de la Maison Blanche. Pour le peuple tunisien, dont sa classe politique et ses organisations de la société civile ainsi que les opérateurs économiques, l’heure est au soutien des institutions étatiques dans leurs efforts et travail à assurer la stabilité et la sécurité et aussi au dialogue politique, qui éviteront au pays de tomber dans des lendemains incertains. Parmi les derniers soutiens exprimés, aux institutions du pays, dont la présidence, celui du monde artistique et intellectuel, des écrivains, des artistes, des académiciens, des penseurs et universitaires, qui dans une lettre ouverte, publiée samedi, à l’adresse de l’opinion tunisienne, régionale et internationale. Indiquant que les décisions prises par le président Saïed, dimanche passé, en application de l’article 80 de la Constitution, « ne constituent pas un coup contre la constitution ni contre la légitimité » les signataires soulignent que celles-ci « interviennent plutôt en réponse aux réclamations du peuple tunisien ». Se disant «  être vigilants quant au retour de la tyrannie ou du monopole des pouvoirs par un parti unique », les signataires de la lettre en langue arabe, dont l’écrivaine et universitaire Olfa Youssef, le penseur Youssef Seddik, l’artiste plasticien Nja Mahdaoui et l’homme de Théâtre Fadhel Jeaibi, pour ne citer qu’eux, ont exprimé avec force, « le refus de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays », faisant savoir que les tunisiens «  comptent sur la solidarité des pays amis pour appuyer les choix du peuple tunisien». Alors que des mesures ont été prises, suite aux instructions du président Kais Saïed, en matière de lutte contre la propagation de la pandémie et la situation sanitaire gravissime à travers le pays, le locataire de Carthage a annoncé des décisions, samedi, concernant le secteur bancaire et financier du pays. Il a appelé, en effet, « à la baisse du taux d’intérêt en vigueur dans les banques », en vue est-il expliqué « pour qu’une partie revienne à la communauté nationale », lors de sa réception samedi du président de l’association des banques, au siège de la présidence tunisienne. Les questions ’économiques et la machine productive en Tunisie n’ayant pas été pris en charge durant les gouvernements successifs, durant les dix dernières années, le pays a vu sa récolte céréalière reculer, pour atteindre les 16,4 millions de quintaux cette saison, selon le ministère de l’Agriculture, alors que les besoins du pays en céréales varient entre 28 et 30 millions de quintaux par an. Pays fortement endetté ces dernières années, ces prêts n’ont pas été exploités pour un réel soutien voire la relance de l’économie du pays. Gestion chaotique ayant aggravé au fil des ans, les conditions socio-économiques des tunisiens, outre le recul de l’activité touristique, qui représente 12% du PIB et la perte de dizaines de milliers d’emplois, en raison des attentats terroristes et depuis 2020, de la pandémie du coronavirus et les conséquences du confinement. Rappelant dans leur lettre qu’ «économiquement, la notation de la Tunisie est au plus bas et le pouvoir d’achat est en détérioration continue ». Les signataires sont inquiets quant à l’avenir dans un « pays fortement endetté ce qui constitue une menace pour la souveraineté nationale » avertissent -ils. Une situation financière du pays critique, en plus rappellent les rédacteur de la lettre « en ces temps de pandémie causant un taux de mortalité assez élevé, à cause de la Covid-19 », Des conditions difficiles et situation grave pour le peuple tunisien durant ces derniers mois, notamment pour le secteur sanitaire, alors que le parlement, rappellent les signataires continuait à «  être une arène pour les violences verbales et même physiques » sur des sujets et des questions d’intérêts partisans, jusqu’à compliquer le blocage du travail des institutions du pays. Les signataires se disent attachés aux principes de « la transition démocratique et de la préservation de l’Etat civil, des libertés publiques et de l’égalité entre les citoyens et les citoyennes. »
Karima Bennour