Le port de Djen Djen à Jijel s’apprête à accueillir, ce vendredi 6 février, un navire transportant 210 bus destinés au renouvellement du parc national de transport de voyageurs.
Cette livraison intervient après la réception, mardi, d’une première cargaison de 380 bus, importés dans le cadre du programme présidentiel portant sur l’acquisition de 10 000 nouveaux véhicules. En marge de l’opération de déchargement, le directeur général de l’Entreprise portuaire de Jijel, Walid Bougous, a indiqué que la réception d’autres lots se poursuivra au cours des prochains jours, confirmant ainsi la cadence soutenue de ce programme stratégique. Dans ce contexte, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé au siège du ministère une réunion de coordination consacrée à la mise en œuvre de ce plan de renouvellement. Selon un communiqué du département ministériel, cette rencontre a permis d’examiner les modalités de distribution des bus et l’organisation du secteur du transport collectif. Pour rappel, une première opération avait été menée dimanche dernier au port d’Alger, où l’Établissement de développement de l’industrie de véhicules (EDIV), relevant du ministère de la Défense nationale, avait réceptionné 335 bus. Supervisant cette opération, le général Mahfoud Hamel, directeur général de l’EDIV, avait précisé que 6 800 bus seront réceptionnés auprès de partenaires étrangers, notamment de Chine et d’Allemagne, dans le cadre du programme global des 10 000 unités.
Des prix compris entre 1,2 et 1,8 milliard de centimes
Selon les professionnels du secteur, le prix des bus importés destinés au transport collectif avoisine les deux milliards de centimes. Le président de l’Organisation nationale des transporteurs algériens, Hocine Bouraba, a précisé que les tarifs varient entre 1,2 milliard, 1,5 milliard et 1,8 milliard de centimes, assurant que ces véhicules seront revendus aux transporteurs au prix coûtant, sans aucune majoration. Il a également indiqué que la vitesse de ces bus a été limitée à 80 km/h afin de renforcer la sécurité des passagers. Les modalités de distribution aux transporteurs seront arrêtées prochainement par le ministère de tutelle, une fois le plan définitif rendu public.
Sarah O.










































