Ils ont observé un sit-in devant le siège de Sonatrach avant qu’ils ne soient délogés des lieux : La colère des salariés diplômés Bac+3 monte d’un cran

Comme annoncé il y a quelques jours, le collectif des travailleurs de Sonatrach, parmi les titulaires de diplômes universitaires (DEUA et Licence-LMD), ont organisé, hier à Alger, un rassemblement de protestation au niveau du siège central de la direction du groupe pétrolier.
Toutefois, les manifestants n’ont pas pu mener jusqu’au bout leur action à travers laquelle ils demandent la promotion professionnelle aux grades supérieurs. Très tôt le matin, avant même que les participants à ce sit-in n’arrivent sur les lieux du rassemblement, un important dispositif policier les attendait aux abords du siège de Sonatrach.
Ils étaient quelque 200 personnes à réussir à se rassembler, alors qu’une grande partie des protestataires n’a pas pu rejoindre les lieux à cause des multiples embouteillages qui ont paralysé la circulation routière dans la capitale durant la journée d’hier. Au cours des premières heures du déroulement du sit-in, lors duquel les protestataires ont brandi des pancartes qui expriment leurs revendications, l’atmosphère était tendue entre eux et les éléments des forces de l’ordre qui ont laissé faire l’espace d’un temps. «Nous avons espéré que des responsables de la direction viennent nous écouter et s’enquérir sur notre situation. Peine perdue, puisque des policiers nous ont même intimé l’ordre de mettre fin à notre action peu de temps après que les journalistes eurent quitté les lieux», nous a confié hier, un des représentants du collectif des travailleurs. «À ce moment-là, les agents de police ont intervenu pour nous disperser. Certains de mes collègues ont été malmenés, mais nous avions gardé notre sang froid. D’autres protestataires, qui étaient en train de prendre des photos et des vidéos ont été dépossédés de leurs téléphones portables. Mais nous avons fini par les récupérer après avoir négocié avec les policiers», a ajouté notre interlocuteur à l’autre bout du fil. De peur que la situation dégénère, les représentants des travailleurs ont décidé de mettre fin à leur action et ont instruit leurs collègues à quitter les lieux dans le calme, a-t-on appris de la même source. Il convient de souligner qu’en plus du sit-in observé à Alger, d’autres rassemblements ont été tenus au niveau des bases de vie et des installations gazo-pétrolières de Sonatrach se trouvant sur tout le territoire national.
Farid Guellil