Opow d'Oran

IL NE PARVIENT PAS À HONORER LES SALAIRES DE SES EMPLOYÉS : L’OPOW d’Oran au bord de l’asphyxie

L’Opow d’Oran est à bord de l’asphyxie, maintenant que ses dettes avoisinent les 2,5 milliards de centimes, au moment où ses recettes commencent à se réduire d’une manière sensible. C’est du moins, ce que nous avons appris de son premier responsable, Lahmer Boumediene. «Nous avons des dettes à régler auprès de différents opérateurs qui avoisinent les 25 millions DA, au moment où nos entrées d’argent sont pratiquement réduites à néant en raison de la fermeture de plusieurs de nos unités pour différentes raisons», nous a déclaré ce responsable. Cette situation commence à se répercuter sur les travailleurs de l’Opow étant donné que la direction de cet organisme trouve du mal à honorer ses engagements en matière de salaires. «Si cette situation perdure lors des prochains mois, on risque de ne pas régulariser les travailleurs, ce qui va nous porter davantage de préjudice », a-t-il prévenu. L’Opow d’Oran est composé de plusieurs infrastructures sportives qui constituaient jusque-là ses principales sources de financement, à l’image du stade Ahmed-Zababa, du Palais des sports, ainsi que la piscine olympique de M’dina J’dida et celles de Oued Tlelat et Gdyel. Il faut dire que même la direction du MCO, dont l’équipe est domiciliée au stade Ahmed- Zabana, rend les choses encore délicates pour son homologue de l’Opow pour n’avoir pas honoré ses engagements. «Concernant le stade Ahmed-Zabana, un problème de taille se pose depuis la signature d’une convention avec la direction du MCO lui permettant de le gérer le jour des matchs, mais à notre grand dam, ce club n’a jusque-là pas honoré ses engagements, alors qu’il devait nous s’acquitter de la somme de 50 millions de centimes avant chaque match comme convenu dans les clauses de la convention en question», a déploré la même source, qui menace tout simplement de résilier le contrat entre les deux parties. Mais avant cela, le patron de l’Opow d’Oran va interpeller le wali à ce sujet pour intervenir auprès de la direction des ‘’Hamraoua’’, selon ses dires. Outre ce problème avec le MCO, l’Opow a vu ses rentrées d’argent diminuer sensiblement depuis également la fermeture du Palais des sports ‘’Hamou-Boutelilis’’ et la piscine olympique de M’dina J’dida. Ces deux infrastructures font l’objet, en effet, à des travaux de réhabilitation en vue des Jeux Méditerranéens qu’abritera Oran en 2021. Le Club de Tennis de Haï Essalam sera lui aussi bientôt fermé pour la même raison. A cela, il faudra rajouter la non-exploitation des piscines de Gdyel et de Oued Tlelat. Concernant cette dernière piscine, il y a lieu de souligner qu’elle a été sérieusement endommagée par les inondations ayant touché la région il y a quelques semaines, et nécessite par ricochet d’importants travaux de réaménagement, selon le même responsable.

Hakim S.