La Russie lance des essais cliniques d’un médicament japonais

IL A PROUVÉ SON EFFICACITÉ CONTRE LE COVID-19 : La Russie lance des essais cliniques d’un médicament japonais

Les efforts des chercheurs pour trouver un vaccin contre le covid-19 continuent de s’intensifier, et commencent à donner des résultats très encourageants.

Le ministère russe de la Santé a déclaré se lancer dans les essais cliniques d’un médicament japonais, appelé Favipiravir, contre le coronavirus. Ces essais cliniques vont être lancés dans des hôpitaux russes, sur les malades atteints de covid-19, après que ce médicament ait prouvé son efficacité contre ce virus dans les hôpitaux en Chine. Le département de la santé russe précise que ces essais cliniques auront lieux dans dix-sept hôpitaux russes.
Pour ce faire, le ministère a délivré à un fabricant pharmaceutique russe l’autorisation de mener « une étude clinique comparative adaptative ouverte » sur l’efficacité et la sécurité du favipiravir chez les patients atteints de Covid-19 hospitalisés dans le pays. À noter que ce médicament, destiné à lutter contre les nouvelles souches de la grippe, a par ailleurs été utilisé dans le traitement d’Ebola. C’est une substance chimique utilisée comme médicament antiviral contre différents types de ribovirus, rappelle le ministère russe. Le favipiravir a déjà été utilisé avec succès dans la lutte contre Ebola, mais n’a pas été commercialisé en raison de ses effets négatifs sur les femmes enceintes. Ce médicament japonais a été conçu pour être antigrippal avec efficacité contre les infections graves dues à une forte charge virale et a été précédemment approuvé comme un médicament antigrippal au Japon. En Chine, le médicament a été qualifié d’efficace pour traiter l’infection au coronavirus.
Le médicament fait partie des recommandations du ministère de la Santé russe pour le traitement des personnes infectées par le nouveau coronavirus. « Selon des scientifiques chinois, le médicament a montré son efficacité dans le traitement des patients atteints de Covid-19″, a ajouté le service de presse du ministère russe de la Santé.
Arezki I.