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25 février 2024
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ACTUALITÉ

Hocine Aït Ahmed hospitalisé suite à un AVC : le FFS rassure

Après les rumeurs faisant état de la maladie et même du décès de Hocine Aït Ahmed, la direction du FFS (Front des forces socialistes) a affirmé, hier, que l’état de santé de l’ancien président du plus vieux parti de l’opposition, en dégradation depuis longtemps, est actuellement stable. «Hocine Aït Ahmed se trouve actuellement dans un état de santé stable. Il est en train de se faire soigner habituellement à Lausanne (Suisse). Le bilan établi par son médecin traitant fait état d’une série d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) subis au cours de l’année passée, affectant son rythme cardiaque et le centre de la parole», a déclaré Mohamed Nebbou, secrétaire général du FFS, lors d’une conférence de presse animée par le bureau national. La réaction vient, en effet, en réponse à des rumeurs, selon lesquelles Aït Ahmed aurait été admis, avant-hier, dans un hôpital, et se trouve dans une situation critique. Avant qu’une autre rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux, annonce son décès. «Il n’y a pas plus transparent que de donner son bilan médical. Je confirme que son état de santé ne suscite pas l’inqiétude», a ajouté Nebbou, sans pour autant fournir des précisions sur l’évolution la plus récente de son état de santé. Mohamed Nebbou a appuyé ses déclarations sur le bulletin de santé envoyé par la famille de Hocine Aït Ahmed, en son nom, à l’occasion du Nouvel An, du Maoulid Ennabaoui et de Yennayer. «L’état de santé du leader du plus vieux parti de l’opposition, 88 ans, est marqué par une série d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) sans latéralisation, subis l’année écoulée. Ces derniers sont consécutifs à des troubles du rythme cardiaque et des fibrations articulaires ayant affecté le centre de la parole», lit-on, par ailleurs, dans un communiqué rendu, hier, public par le FFS, se référant aussi à la lettre de son médecin traitant qui leur a été envoyée par sa famille.

Gaz de schiste : la décision doit être consensuelle
Pour revenir à l’objet initial de la conférence d’hier, tenue après la réunion du bureau national les 23 et 24 janvier dernier, les conférenciers ont axé leur intervention sur la monté au créneau des habitants du sud du pays contre l’exploitation du gaz de schiste. Ali Laskri, membre du bureau national, a rappelé que son parti s’est opposé à l’exploitation de cette énergie, lors de l’adoption de la loi régissant cette activité en 2013. Il ajoutera que le FFS voit que la question est tributaire d’une décision consensuelle, et qu’elle soit traitée dans sa globalité, dans le cadre d’une réelle politique énergétique. Le FFS prend donc ses devants pour s’exprimer sur cette crise qui ronge le sud du pays, en préconisant, d’abord, le débat autour du consensus national. C’est pour cela que le bureau national accorde la priorité à la préparation de la conférence nationale du consensus, probable dans un mois. «Il n’est pas facile d’atteindre notre objectif, mais rien ne nous arrêtera dans notre détermination à rassembler tous les Algériens», a déclaré Nebbou sur ce point. Par ailleurs, la même personne a affirmé sa solidarité avec les manifestants des wilayas du Sud, estimant que leurs revendications sont légitimes. Le Conseil national du FFS appelle à respecter les revendications légitimes des habitants du Sud, exigeant la protection de l’environnement et des ressources naturelles. Abordant la chute des prix du pétrole et les mesures d’austérité prises par le gouvernement, le FFS met en garde contre les mesures qui porteraient atteinte au pouvoir d’achat des Algériens. Il appelle à la rationalisation des dépenses publiques et des subventions, et surtout à ce que les décisions soient portées par tous les Algériens, dans le cadre d’un débat national sur l’avenir énergétique en Algérie.

Histoire : Le FFS tire sur le RCD
Le bureau national du FFS a appelé toutes les sensibilités politiques et responsables des medias à faire preuve de vigilance et de responsabilité dans le traitement de la crise sociale qui sévit actuellement. Il les a exhortés à renforcer notamment la cohésion sociale, et éviter les dérives, ainsi que le risque d’explosion. Les conférenciers regrettent que certaines parties, à travers les medias, tendent toujours à grossir les crises, et faire peur à l’opinion publique. «Il est urgent de renforcer la cohésion sociale, construire un débat consensuel et asseoir un environnement politique favorable au débat national. Il n’est plus le temps de se lancer dans des faux débats, et instrumentaliser l’histoire de notre pays», déclare Mohamed Nebbou. En effet, le message fait allusion, sans le citer, à Saïd Sadi, l’ex-président du pari de -Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), ayant rebondi, récemment, par ses déclarations dans lesquelles il remet en cause certaines vérités historiques. Par ailleurs, Mohamed Nebbou a appelé les partis politiques à éviter de tomber dans les amalgames et accusations sans fondement.
Salim Nasri

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