Cancéreux

Ghardaïa : 243 cas de cancer traités en 2019

Au total 243 cas de cancer, dont 134 nouveaux cas dépistés, ont été traités en 2019 dans la wilaya de Ghardaïa, selon les statistiques du service oncologie de l’hôpital Brahim Tirichine qui a relevé une augmentation des cas de cancer avec un nombre croissant de patients diagnostiqués.

Les principales localisations chez l’homme sont les cancers du colorectal avec 25%, suivis du cancer de la prostate (15%), du cancer de la tête et du cou (10%), des poumons (7%) et autres localisations (43%), tandis que chez la femme, les cancers gynéco-mammaires prédominent avec 78% des cas, suivis du cancer colorectal (15 %) et autres localisations (7%), a-t-on indiqué. La moyenne d’âge chez des cancéreux hommes est de 65 ans et pour les femmes 55 ans, selon la même source qui précise que le nombre d’homme satteints de cancer est de 104, soit 43%, et chez la femme , est de 139 (57%). Dr Faiza Taklit, cancérologue exerçant à l’hôpital «Tirichine Brahim» de Ghardaïa, fait état, en s’appuyant sur le registre du cancer de la wilaya, d’une évolution des cas de cancer avec un nombre croissant de patients diagnostiqués, sachant que de nombreux patients de la wilaya s’orientent vers d’autres centres oncologiques du pays pour recevoir des soins. Cette évolution s’explique par une sensibilisation sur la nécessité d’un dépistage précoce, d’une meilleure prise en charge et du traitement du cancer à travers la mise en place d’un service d’oncologie qui offre tous les traitements nécessaires, à savoir la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie ainsi que les soins palliatifs, a-t-elle expliqué.
«La population doit savoir qu’avec un diagnostic du cancer à un stade précoce, il y a de fortes chances de guérison pouvant atteindre un taux proche de 100%», a affirmé la praticienne en soulignant que la prévention et le dépistage précoce constituent la stratégie la plus efficace pour lutter contre le cancer. En Algérie, la déclaration de la pathologie du cancer comme problème majeur de santé publique et la mise en place d’un plan national de lutte contre cette maladie, avec des actes stratégiques, à savoir la prévention et le dépistage, la multiplication des centres de prise en charge, la chimiothérapie et l’amélioration du parcours du malade avec la mobilisation de tous les professionnels de la santé, vont permettre une meilleure prise en charge de cette pathologie et un traitement des patients, a estimé Dr.Taklit.