Gare routière de Caroubier : un essaim de voyageurs

L’affluence des voyageurs était hier, mercredi matin, tout juste moyenne au niveau de la Gare routière du Caroubier à Alger. C’est en tout cas le constat que nous avons fait en début de matinée. «En raison des difficultés et de la peine qu’ils ressent à cause du jeûne, la grande majorité des voyageurs préfèrent accomplir le retour vers le bercail après le f’tour et non pas avant», selon ce qui ressort des propos arrachés difficilement auprès d’un agent de sécurité rencontré sur place. En fait, les agents de sécurité étaient à pied d’œuvre à l’entrée et tout autour de la Gare routière du Caroubier. Tout le bagage présenté était systématiquement et minutieusement contrôlé. Sur le plan de la sécurité des biens et des personnes, pas de critiques à faire. Dans l’enceinte de la Gare, des employés s’affairaient résolument à régler un des nombreux tableaux d’affichage des navettes, tombés subitement en panne.
Une opération qui a pris quelques petites minutes. Durant ce temps là, nous étions en train de négocier âprement avec l’un des responsables, lui demandant la possibilité de prendre des photos et d’être reçu par le directeur de la Gare. Pas de bol, notre responsable s’est avéré intraitable, nous congédiant gentiment et exigeant fermement une autorisation à délivrer par la direction locale des transports. Notre carte de journaliste n’ayant finalement aucun crédit. Cependant, nous aurons le loisir de remarquer le va-et-vient incessant et régler comme une horloge la multitude de navettes assurant des dessertes vers les quatre coins du pays. Parmi les candidats au voyage, c’est à qui acquiert son sésame d’embarquement et à s’installer au niveau d’autobus dotés de toutes les commodités et présentant un confort en rapport. «Nous, nous sommes venus de la lointaine ville de Biskra pour une affaire administrative importante à régler à Alger et maintenant nous attendons patiemment l’heure de départ de la navette pour revenir chez nous», nous ont dit en chœur deux voyageurs rencontrés en dehors de l’enceinte de la Gare et visiblement pas du tout pressés de rentrer chez eux.
«Nous attendons comme vous, impatiemment la fête de l’Aïd et maintenant nous nous apprêtons à rejoindre Béjaïa afin de nous ressourcer», ont déclaré de leur côté un autre groupe de voyageurs, se présentant comme des ouvriers exerçant dans le secteur du bâtiment, déployés sur l’un des chantiers sis à Alger. Mais il n’y a pas que Biskra et Béjaïa. Tamanrasset, Ouargla, Annaba, Oran, etc. et d’autres destinations encore font partie des dessertes assurées par les autocars qui accostent aux quais de la Gare routière de Caroubier. À côté, les plus pressés ont le loisir d’embarquer sur les taxis, une nuée de véhicules à la couleur jaune, garés juste à côté de la Gare routière dans un grand parking. Un essaim de voyageurs, dont certains ont été obligé par les aléas de la vie à passer le mois de Ramadhan loin des leurs, s’affairaient présentement à réserver leurs tickets de départ, décidés à profiter de la période des fêtes de l’Aïd pour reprendre des forces, se ressourcer avec leurs proches, au niveau de leurs villes natales.
Si, hier matin, l’affluence était moyenne, elle présageait cependant de la marée des voyageurs qui allaient se rabattre sur les moyens de transports routiers, dont les bus.
Récemment, les responsables de la Gare routière de Caroubier ont eu à assurer, avoir pris toutes les dispositions pour faciliter le déplacement des voyageurs d’Alger vers leurs localités respectives et veiller à ce que les navettes soient en nombre suffisant et en rapport avec l’affluence coutumière des périodes de fêtes.
Mohamed Djamel

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