GAÏD SALAH : «L’ANP accompagnera la période de transition»

Le chef d’état-major de l’ANP continue à rebondir sur la situation politique du pays au fil des événements qui se succèdent et s’accèlèrent à tel titre que le corps électoral pour une Présidentielle a été convoqué pour le 4 juillet à venir.

LHier, depuis la 2e Région militaire à Oran, Gaïd Salah s’en est exprimé de nouveau au lendemain de la nomination de Bensalah comme chef de l’ÉEtat par intérim. Le message du vice-ministre de la Défense s’inscrit au-delà d’un soutien apporté à l’homme chargé de mener la période de transition, pour une feuille de route élaborée par le pouvoir, et allant dans le sens de la démarche de l’application de l’article 102 de la Constitution.
A priori, il y a à lire dans l’orientation de Gaïd Salah comme un renoncement sur les articles 07 et 08 de la Loi fondamentale, et lesquels concèdent la souveraineté et le pouvoir au peuple, au moment où la rue demande le départ du système, ses tenants et ses symboles. Mais c’est trop tôt pour le dire, en attendant la réponse des Algériennes et des Algériens qui s’emploient à organiser un 8e vendredi de manifestations demain. Ainsi Gaïd Salah s’est engagé à «accompagner la période de transition destinée à la préparation de l’élection présidentielle» et «veiller à son suivi dans le strict respect des règles de transparence et d’intégrité et des lois de la République». S’appuyant dans ses propos sur le rapport peuple-armée, dont il dit être marqué par une «confiance réciproque», le général de Corps d’armée qui a sommé les institutions et hommes habilités à accélérer le processus de destitution de Bouteflika, qualifie cette transition de «phase historique charnière et cruciale qui requiert, voire impose à l’ensemble des enfants du peuple algérien dévoué, fidèle et civilisé, de fédérer les efforts de tous les nationalistes en suivant la voie de la sagesse, de la pondération et de la clairvoyance, qui tient compte de l’intérêt suprême de la nation en premier lieu (…)».

«Des tentatives étrangères visant à déstabiliser l’Algérie»
D’autre part, Gaïd Salah, et après avoir accusé le 30 mars dernier des individus, de l’intérieur que de l’extérieur du pays, dont il a tu les noms, de comploter contre l’armée et le peuple, tourne son viseur pour évoquer un autre facteur de péril dans un contexte marqué par des contestations historiques en Algérie.
Un «danger» consistant en «des tentatives de certaines entités étrangères ayant pour but de déstabiliser le pays et de semer la discorde entre les enfants du peuple», cible à nouveau le chef d’Etat-major de l’ANP des «parties» qui seraient derrière une tentative d’«entraver» le processus constitutionnel, de créer «un vide constitutionnel et détruire les institutions de l’État, voire provoquer» jusqu’à déclarer «l’état d’exception», accuse Gaïd Salah.
Farid G.