Gilets jaunes

France : Retour des «Gilets jaunes», 200 interpellations à Paris

Des dizaines de personnes ont été interpellées samedi, lors de la première manifestation nationale de rentrée des Gilets jaunes à Paris, ont rapporté des médias français. La préfecture de police, a annoncé sur son compte Twitter avoir procédé à 15h00 à 200 interpellations à Paris, où 160 motos des brigades de la répression de l’action violente (BRAV-M) ont été mobilisées. Alors que plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place Wagram, dans l’ouest de la capitale, d’où devait partir à 13h00 l’une des deux manifestations autorisées, la police a procédé à des tirs de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants qui tentaient de s’écarter selon elle du parcours du cortège, qui devait rejoindre le Sacré-Coeur.
Une seconde manifestation autorisée – entre la place de Bourse, dans le centre de Paris, et porte de Champerret – rassemblait dans le calme plusieurs centaines de personnes également. «Il ne peut pas y avoir sur les Champs de destruction et de chaos», avait déclaré auparavant sur BFMTV le préfet de police Didier Lallement, appelant à la «sérénité» alors que l’activité des commerces de l’avenue a été fortement perturbée lors des précédentes éditions de ces manifestations, émaillées de violences et de destructions. Les commerçants situés sur les Champs-Elysées, où tout rassemblement est interdit, avaient ainsi été appelés samedi à fermer leur devanture entre 08h00 et 12h00.
Alors que d’autres rassemblements sont également prévus en province, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait présenté la veille les grandes lignes de «la nouvelle doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement», qui doit permettre de garantir à la fois la sécurité et le droit de manifester. Dès ce samedi, les forces de l’ordre utiliseront ainsi une nouvelle grenade défensive, dite de désencerclement (GMD), censée être moins dangereuse que la précédente et dont l’emploi sera encadré par des «superviseurs».
L’Inspection générale de la police nationale (France), s’est vue confier 1.460 enquêtes par la justice en 2019, selon son rapport 2019 dévoilé. Sur ce total, 868 portaient sur des violences volontaires, un nombre en hausse de 41 % par rapport en un an. Une grande partie de cette hausse tient au mouvement de contestation des « gilets jaunes».