Festival de musique symphonique : mise à l’honneur des instruments à cordes

Les orchestres symphoniques d’Autriche, de Suède et de la République tchèque ont successivement ravi, jeudi soir, le public du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), à travers trois concerts dédiés exclusivement aux instruments à cordes et des interprétations marquées par la rigueur académique. Dans le cadre du 7e Festival culturel international de musique symphonique, ouvert le 12 septembre à Alger, les trois formations européennes ont présenté un florilège d’œuvres célèbres, écrites par de grands noms de la musique universelle. Le « Concilium Musicum Wien », orchestre à cordes représentant l’Autriche et ses sept musiciens ont exécuté sept pièces, permettant aux mélomanes présents de redécouvrir le génie créatif de Joseph Haydn (1732-1809), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), J-P Angerer (un nom étroitement lié à l’histoire de la création de l’orchestre) et Franz Lehar (1870-1948). Christoph Angerer au violon alto, la cantatrice Heidi Manser, soprane à la voix suave, et le baryton Georg Lehner, au timbre vocal présent, soutenus par la pureté de l’orchestration, ont brillé de virtuosité et de maîtrise de l’instrument, ainsi que par de belles ouvertures du champ vocal dans des interprétations aux tessitures étendues. Vivace essai de la Symphonie No 82 « l’Ours » de J.Haydn, quatre pièces de W.A.Mozart dont la célèbre « Don Giovanni », « Larghetto du concert pour piano et orchestre à cordes » de Paul Angerer, « La veuve joyeuse » et Duo Hanna et Danilo « Lippen Schweigen » de F.Lehar, sont les pièces présentées par le « Concilium Musicum Wien ». Le « Quatuor Dahlkvist » de musique de chambre, venu de Suède, est entré en scène dans une atmosphère solennelle, mettant à l’honneur les instruments à cordes et la mélancolie de leurs sonorités dans des interprétations marquées par la dextérité et la rigueur dans l’interprétation. Cajler Bartosz Tomasz, Dahlkvist Kersti Lisen, Dahlkvist Jon Andreas et Dahlkvist Anna Agnes ont exécuté une seule œuvre de A. Sallinen et cinq autres de V.Aulin, alliant la difficulté technique à la beauté mélodique et aux variations harmoniques. En troisième partie de soirée l’ »Orchestre de chambre du Théâtre national de Prague » et ses douze musiciens soutenant la cantatrice Eliska Prazakova, une soprane à la voix cristalline et les solistes Kristina Nouzovska au violon alto et Petr Nouzovski au violoncelle, ont proposé au public nombreux une randonnée onirique, à travers les œuvres de J.A.Reichnauer, G.F.Handel, G.P.Telemann, A.Dvorak et A.Zach. Respectivement, les pièces « Concert en Ré mineur pour violoncelle, cordes et basse continuo », « Ombra mai fu pour soprano et cordes », « Concert en Sol majeur pour alto, cordes et basse continuo », « Air petite lune dans le ciel profond pour soprano et cordes » et » Symphonie en Do dur pour cordes » ont fait le programme judicieusement choisi par l’ensemble tchèque. Dans une atmosphère recueillie, l’assistance a pu apprécier, près de deux heures durant, les programmes des trois formations, se laissant emporter par les envolées phrastiques des instruments à cordes et les chants limpides des vocalistes. Le public du 7e Festival culturel international de musique symphonique s’apprête à vivre, vendredi au TNA, l’avant-dernier soir de cet évènement avec les prestations attendues du Japon, des Pays Bas (présent en Algérie pour la première fois) et de la Tunisie, invité d’honneur de cette édition.

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