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Face à la crise financière qui secoue les clubs algériens : L’heure des jeunes talents va-t-elle sonner ?

Après l’arrêt du championnat en Algérie avant terme, les clubs algériens ont été privés d’une grande partie des recettes des billets, un paramètre important dans l’équilibre du budget d’un système économique déjà très faible en raison de sa dépendance aux subventions publiques.
Ce n’est pas là, le seul problème auquel sont confrontés les présidents de club. En fait, la crise sanitaire mondiale, que de nombreux économistes ont assimilé à un grain de sable dans l’économie mondiale, est susceptible d’affecter tous les secteurs économiques du pays, ce qui pourrait inciter les partenaires publics et privés à réduire légitimement leurs subventions au profit des clubs. Par conséquent, la part allouée au football est en danger de baisse.
Dans ce cas, les clubs seront obligés de mettre en œuvre des mesures d’austérité. La première mesure à adopter dans ce registre est liée aux opérations de recrutement. Les clubs professionnels de la Ligue algérienne 1 sont censés réduire sensiblement la masse salariale de leurs équipes premières. Cela passe évidemment par la restriction des salaires des joueurs. Il s’agit là d’une mesure principale et incontournable à prendre. Cela obligera-t-il les présidents de club à revoir leur politique de recrutement en raison du manque de moyens financiers ? Une telle option ouvrira désormais la porte au recrutement de jeunes talents. La majorité des décideurs des clubs algériens ont toujours été intéressés par le résultat à court terme qui guide leurs stratégies de recrutement en tablant sur l’engagement de joueurs confirmés ayant déjà joué en première division et qui n’auront pas besoin d’un grand temps pour s’adapter au niveau de compétition de l’élite. À l’heure où nous traversons une crise latente et multifonctionnelle , il est parfaitement raisonnable de croire que le manque de moyens obligera les directions techniques des clubs à repenser les stratégies de recrutement et à se concentrer sur les jeunes joueurs d’une part et d’autre part, sur les agents de joueurs agrées par la FAF et qui sont réputés pour être des détecteurs des jeunes talents et les proposer aux clubs professionnelles. Ces jeunes talents n’attendent, du reste, que de bénéficier de leurs chances pour montrer ce dont ils sont capables. Il est clair que l’expérience a montré que la politique des stars n’a rien apporté de bien aux clubs, notamment les grosses écuries du championnat algérien. Ces derniers, investissent généralement des dizaines de milliards de centimes pour recruter les ‘’vedettes’’, sans pour autant que ces joueurs n’aient le rendement escompté et rendent la pareille à leurs dirigeants. L’exemple le plus édifiant dans ce sens, est celui du MCA, un club qui a tout le temps fonctionné avec un budget dépassant les 100 milliards de centimes grâce à l’apport de son actionnaire majoritaire, qui n’est autre que la firme pétrolière, Sonatrach. Seulement, à l’issue de chaque exercice, tout le monde dans ce club se rend compte que les milliards dépensés sur des éléments qui ne sont même pas sélectionnés en équipe nationale partent en fumée, du moment qu’ils échouent à offrir à leur galerie le moindre titre. Cependant, force est de constater aussi qu’en adoptant une politique basée sur le recrutement de jeunes joueurs, les président des clubs sont également exposés à la pression des fans. Le président de la JSK, Cherif Mellal, qui s’est montré très actif dans le marché de recrutement en recrutant cinq joueurs, mais tous issus des divisions inférieures, est en train de le vérifier à ses dépens. La galerie kabyle, dans sa majorité, conteste cette stratégie de son président et réclame même son départ.
Hakim S.