BEM

EXAMEN DU BEM : La « possibilité » d’une annulation pas écartée

Après avoir tranché sur le maintien des épreuves du BEM pour le mois de septembre prochain, en annonçant les dates de leurs tenues, le ministère de l’éducation semble vouloir faire machine arrière en ouvrant la voie à toutes les possibilités concernant cette question. C’est du moins ce qu’a laissé entendre l’Association nationale des parents d’élèves, reçue samedi par les responsables du ministère qui s’étaient montrés, selon la même source, « attentifs aux préoccupations soulevées par les parents s’agissant du maintien de cet examen ».
Tout porte à croire, donc, que le débat autour du BEM sera relancé incessamment, sachant que les représentants des différentes formations syndicales ont été reçus hier chacun à son tour, au siège de la tutelle, pour qui il a été l’occasion d’évoquer l’examen du BEM et d’insister sur la nécessité de revoir la décision de son maintien. Selon Khaled Ahmed, président de l’association des parents d’élèves, le secrétaire général du MEN, aurait en effet affirmé que «tout est possible et que le maintien ou la révision du calendrier des examens est lié à l’évolution de la crise sanitaire et la crainte d’une deuxième vague en automne». Mais il faut dire que personne ne s’attendait à un tel revirement car depuis début mai, nombreux ont été les appels à l’annulation de ce cet examen alors que le MEN s’est empressé de fixer les dates de la tenue des épreuves du 7 au 9 septembre. Il faudrait rappeler à ce propos que Mohamed Ouadjaout avait indiqué que 99,99% des décisions relatives à son secteur prises au niveau du Conseil des ministres, dans le cadre de la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus étaient basées sur les propositions des partenaires sociaux qui ont été toutes satisfaites y compris pour le report du BEM. Ouadjaout avait insisté sur le fait que le BEM était un diplôme et non une formation, c’est pourquoi l’élève, qui a franchi les deux cycles primaire et moyen, ouvre droit à ce diplôme, rappelant que les élèves non scolarisés poursuivant leurs études à distance en ont besoin afin d’accéder au monde de la formation professionnelle, d’où la nécessité de leur donner cette chance. Il avait ajouté que cet examen constituait «une opportunité pour les élèves qui n’ont pas obtenu la moyenne de 9/20, de passer à la première année secondaire, en calculant les deux moyennes de l’évaluation continue et de l’examen de passage. Pour le même responsable, la décision de tenir l’examen a été prise sur une base pédagogique, une mesure à même d’empêcher de gonfler les notes de l’évaluation continue des élèves.
Ania Nait Chalal