Mokhtar Hasbellaoui

Entrée en services de plusieurs structures anti-cancer avant fin 2018 : Hasbellaoui dit vouloir soulager l’autre souffrance des cancéreux

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui veut soulager la pression sur la demande au niveau des Centres anti-cancer (CAC) déjà opérationnels dans le pays. Car, il mise sur le déploiement de nouvelles structures spécialisées dont il presse leur réalisation.

En effet, rassurant, et en mettant le doigt ce jeudi 04 octobre sur les efforts consentis par le gouvernement en matière de lutte contre le cancer, le ministre Hasbellaoui a annoncé que «le département qu’il dirige envisage la réception de 12 nouveaux services de radiologie avant fin 2018». Mieux encore, il rassure que «quatre nouveaux centres de lutte contre le cancer seront opérationnels avant fin 2018».»Il s’agit notamment des centres de Tizi-Ouzou, El- Oued, Béchar et Tindouf», a encore rassuré le ministre de la santé. C’est par ces mots, que le ministre de la santé a rappelé, que «77 unités et 41 services d’oncologie sont ouverts et opérationnels dans tout le territoire national afin de soigner les personnes atteintes du cancer».
Cela avant de souligner : « les gros efforts qui ont été consentis par les pouvoirs publics, afin de garantir une prise en charge totale et gratuite des personnes souffrant du cancer ». Chiffres à l’appui, Hasbellaoui note que «les dépenses consacrées aux médicaments destinés au traitement de cette maladie représentent 60% du total du chiffre d’affaires enregistré par la Pharmacie centrale des hôpitaux». À rappeler que selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé, «un seul cas de cancer coûte à l’État une enveloppe financière de 5 millions de DA, destinée aux médicaments, à la chirurgie et la chimiothérapie».
Mohamed Amrouni

Les cancers en Algérie
La réalité du terrain vue par le ministre de la Santé
Dans son intervention à l’occasion de la célébration du mois international «Octobre rose» pour la lutte contre le cancer du sein, le ministre du secteur a estimé que «le programme national de lutte contre le cancer engagé par le gouvernement a apporté «de bons résultats» en matière de soins contre cette maladie».
Pour étayer ses propos, il indique que «l’Algérie dispose de 41 centres d’oncologie et de 77 unités d’oncologie pour prendre en charge», et ajoute qu’»elle dispose également de 37 services de radiologie dont 10 dans le privé».
Dès lors qu’une question taraude l’esprit ! Ce long discours s’inscrira dans les annales comme l’un des plus loin de la réalité démontrant que la question de l’accès aux soins se fait désirer et demeure une contrainte qui fait subir davantage de souffrance aux personnes atteintes par cette méchante pathologie ? La réponse est sans doute, non. Car, le ministre semble avoir bien préparé son long discours, afin d’éviter les critiques de certains observateurs, et aussi le « one to one », et le jeux de questions réponses des journalistes! Ainsi, muni d’un «discours bien taillé», le ministre souligne en premier lieu, que «comme partout dans le monde le cancer est devenu un réel défi pour l’Algérie». il dira par la suite, que «cette occasion, (le salon dédié à octobre rose) se veut comme une halte à l’effet de renouveler notre engagement pour mobiliser tous les moyens nécessaires et exploiter tout potentiel offrant la possibilité d’améliorer les soins et offrir à nos patients le droit d’être protégés, comme tout citoyen et citoyenne algériens».
Concernant la prévention, le ministre a fait état de la mise en place d’un plan de lutte contre les facteurs de risque, tels que le tabagisme, l’alcoolisme et la toxicomanie, qui est « soutenu par des mécanismes juridiques et organisationnels outre la sensibilisation quant à la nécessité d’avoir une bonne hygiène de vie », a conclu le ministre.
M. A.