EN PRÉSENCE D’AHMED OUYAHIA : Ouverture aujourd’hui à Addis-Abeba 32e Sommet de l’UA

Le 32éme sommet des chefs d’États et de Gouvernements de l’Union africaine s’est ouvert ce dimanche à Addis Abeba. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, représentant du Président Bouteflika, dirige la délégation algérienne aux travaux du sommet. Cette rencontre annuelle de haut niveau a été préparée par la 34ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine , qui a entamé ses travaux jeudi dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba et qui s’est achevée par l’adoption de rapports et décisions qui seront soumis au sommet.
La réunion ministérielle, rencontre à laquelle a pris part le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, qui dirige la délégation algérienne aux travaux de cette session préparatoire à la 32ème session ordinaire du sommet de l’UA, a été marquée par l’examen et l’adoption de plusieurs rapports thématiques sur les dossiers stratégiques à l’agenda de l’organisation continentale.
Les rapports sur la réforme institutionnelle et le financement de l’UA, la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) ainsi que les rapports portant sur les activités des organes de l’UA, des sous-comités du Conseil exécutif et des comités ad- hoc seront ainsi soumis aux dirigeants africains qui devront procéder à leur examen avant de les adopter. Le Conseil exécutif a également examiné la note conceptuelle sur le thème de l’année 2019: « réfugiés, rapatriés et personnes déplacées: vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique », en prélude à son lancement par le sommet de l’UA. Les ministres des Affaires étrangères de l’UA ont aussi procédé au renouvellement des composantes de certains organes et comités de l’UA, à l’instar, du Comité d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, de la Commission sur le droit international et du Conseil consultatif de l’Union sur la corruption et enfin du Conseil de paix et de sécurité. Le chef de la diplomatie algérienne a annoncé, à l’issue de l’opération de renouvellement des composantes du Conseil de paix et de sécurité, que l’Algérie avait été brillamment élue au sein de cette instance par le Conseil exécutif de l’UA pour un mandat de trois ans (2019-2022). Cette élection « consacre, une nouvelle fois, la crédibilité de la diplomatie algérienne, sous la conduite du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et de sa contribution à la préservation de la paix et de la sécurité en Afrique et au-delà », a précisé Messahel.
« C’est aussi une parfaite reconnaissance de l’apport de l’Algérie à la stabilité régionale, notamment dans le contexte actuel marqué par de grandes turbulences », s’est-il félicité. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, est arrivé vendredi dernier à Addis-Abeba pour représenter le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au 32ème sommet de l’UA.
Il a également représenté le chef d’État au Sommet du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et au Sommet du NEPAD qui s’est tenu samedi dans la capitale éthiopienne.
M. Bendib

Première réunion de la troïka africaine sur le Sahara occidental
Le mécanisme africain sur le Sahara occidental  a tenu, hier à Addis-Abeba,  sa première réunion constitutive au niveau des Chefs d’État,  afin de procéder à l’examen de l’évolution de la question sahraouie et la mise en place d’une conception permettant à l’ONU de parvenir à une solution à ce conflit. L’Union africaine (UA) a décidé cette  première réunion depuis sa création, du mécanisme africain sur le Sahara occidental appelé aussi   »Troïka africaine » créée par l’UA en vertu de sa décision adoptée lors de la 31e session ordinaire de la conférence des chef d’État et de Gouvernement de l’Union africaine tenue  en 2018  à Nouakchott.
L’UA vise ainsi  à travers ce mécanisme d’accorder davantage d’importance à cette question qui a perduré et veut contribuer «efficacement à une solution pacifique, juste et permanente du conflit du Sahara occidental pour   garantir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination». L’UA va  activer la troïka pour «couronner les efforts de l’ONU en vue de parvenir à une solution rapide» du conflit opposant deux de ses États membres. Ce mécanisme doit accélérer    le  rôle du représentant  africain pour le Sahara occidental, l’ancien président mozambicain Joachim Chissano. Il conduira son action et ses efforts parallèlement et en complémentarité de ceux déployés  par l’émissaire  onusien, Horst Köhler. Pour rappel, le sommet des chefs d’État et de Gouvernement de l’UA avait approuvé la mise en place d’un mécanisme africain permettant à l’Union d’apporter «un appui efficace» au processus mené par l’ONU, basé sur des résolutions afférentes au Conseil de sécurité pour permettre  au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination. Ce mécanisme a été approuvé suite au rapport sur la question du Sahara occidental élaboré par le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, dans le cadre de la mise en œuvre de la décision 653 de la 29ème session de la conférence des chefs d’État et de Gouvernements de l’UA tenue en juillet 2017 dans lequel il indique que le Sahara occidental et le Maroc sont appelés à reprendre les négociations sous le parrainage du Secrétaire général de l’ONU.
M. B.