En faveur de la résolution 1514 et le droit du peuple sahraoui à la résistance : Le rendez-vous international d’Alger attendu fin mars

La 6e conférence internationale d’Alger sur «Le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui» se tiendra les 30 et 31 mars prochains, à Sidi Frej en présence de personnalités représentants divers secteurs et Institutions, de plus de 53 pays à travers le monde.

Co-organisé par le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) et l’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), à Alger, ce rendez-vous international sera rehaussé, après l’ouverture de ses travaux, par l’intervention du président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali. C’est à partir de la capitale algérienne, que les participants, juristes, universitaires, parlementaires, acteurs politiques, militants des droits de l’homme, professionnels des médias, venus d’Afrique, du monde arabe, d’Amérique Latine, d’Europe et d’ Amérique du Nord, à la conférence internationale sur «Le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui», vont réaffirmer leur soutien inconditionnel à la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance et rappeler pertinemment à la communauté internationale l’incontournable application de la résolution 1514 adoptée, en décembre 1960, par les Nations unies, pour le Sahara Occidental, dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite sur l’agenda onusien. Et c’est ce principe fondamental qui doit trouver sa pleine expression, dans la dernière colonie africaine, par la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, selon le droit international, qui sera au cœur du rendez-vous international d’Alger samedi et dimanche prochains, par l’expression des présents de leur soutien au droit du peuple sahraoui à la résistance contre l’occupant marocain. Et c’est sur ce point précis, que la militante pacifique sahraouie, des territoires occupés, lauréate du prix De la fondation Robert Kennedy 2008 et du Prix international Jovellanos 2010 «Résistance et Liberté» institué pour la première fois par les gouvernements régionaux des Asturies et des Baléares, Espagne, Aminatou Haider, interviendra dans une des communications prévues en ce premier jour, et qui sera portée sur «la résistance pacifique des sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental». Hier, animant conjointement une conférence de presse avec Mohamed Cheikh, Chargé d’Affaires à l’ambassade sahraouie à Alger, le président du Cnasps, Said Laayachi, a indiqué que la conférence internationale «un rappel à la communauté internationale de ses engagements et ses responsabilités engagés pour parachever le processus de décolonisation au Sahara Occidental » et l’expression du soutien inconditionnel des participants «à la cause sahraouie et le droit du peuple sahraoui à la résistance» a-t-il déclaré. Soulignant qu’à travers le monde et à divers niveaux «le soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination n’a cessé de se renforcer, de s’étendre et de s’exprimer», notamment, a-t-il précisé, par «le rôle majeur de la société civile ainsi que par d’éminentes personnalités politiques, juristes, parlementaires, artistes, sportifs». Les manœuvres des autorités coloniales marocaines au Sahara occidental avec le soutien des gouvernements de la France et de l’Espagne, «bloque» l’application de la légalité internationale, pour le règlement pacifique du conflit opposant le Front Polisario et Rabat, depuis l’accord de cessez-le-feu pour la tenue du référendum d’autodétermination, conclu par ces deux parties, en 1991, sous l’égide de l’ONU. Le président du Cnasps indiquera plus loin sur la Conférence internationale d’Alger, que celle-ci se propose «d’être une tribune pour reconnaître au peuple sahraoui le droit à résister à l’occupation illégale de son territoire par le Maroc » outre qu’elle sera l’occasion encore une fois, «pour dénoncer les violations massives et répétées de Rabat, des Droits de l’homme des sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental» lesquelles violations «vérifiées et établies par de nombreuses Ongs internationales». Citant à titre d’exemple, à ce propos, les rapports Fondation Robert Kennedy et Amnesty international, le rapporteur spécial du SG de l’ONU sur la torture, le rapporteur eurodéputé Charles Tannock, les rapports du département d’État américain, de 2012, 2013 et 2014 et des juristes internationaux. Sur le cours et la teneur des travaux du rendez-vous international d’Alger de soutien à la cause du peuple sahraoui et à son droit à la résistance contre l’occupant marocain, il sera question, vendredi prochain, de la communication de Pierre Galand, sur «le principe d’autodétermination et la responsabilité de l’ONU dans le conflit du Sahara occidental» de celle du Dr Gian Franco Fattorin, sur les violations des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine et le droit international humanitaire outre de l’intervention du Maître Giles Devers, sur le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc et les dernières décisions de la Cour de Justice de l’UE.
Karima Bennour