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Elle triomphe (2-1) du Nigeria et file en finale : L’Algérie n’est plus qu’à 90 minutes du toit de l’Afrique

Au terme d’un sommet intense et très disputé, les «Fennecs» algériens ont eu finalement raison des «Super Eagles» nigérians et s’offrent au passage le fameux sésame menant à la dernière marche sur la route du trône continental. Une couronne plus que jamais proche de la tête de «Verts» qui sont demeurés froids et concentrés face à l’adversité en répondant présent. En sortant le match qu’il fallait. Indemnes d’une dure, impitoyable bataille grâce aux qualités avec lesquels ils ont su jusque-là mener leur mission. Encore une fois, et dans le camp algérien, la solidarité, le cœur et la combativité ont prévalu. Fait la différence et leur permettent de continuer leur chemin en se rapprochant au plus près d’une consécration qui leur tend les bras.

Par Azouaou Aghiles

Un choc comme on en redemande. Sur des airs de finale avant la lettre. Une «guerre des tranchées» des plus haletantes qui a vu deux grandes sélections en voulant terriblement, ne se faire aucun cadeau. A la loyale. L’Algérie, forte d’un parcours sans faute depuis le début d’un tournoi à ses couleurs finalement en attendant le bouquet final, vendredi prochain où elle rencontrera un tout autre client le Sénégal mais avec un ascendant psychologique certain pour l’avoir déjà battu en phase de «groupes» en lui chipant, au demeurant, la 1ère place et qui, quelques instants auparavant et en lever de rideau, validait, grâce à un petit succès (1-0), son ticket et le droit de revendiquer une place dans la postérité du football continental avec une 1ère historique, un 1ertitre que les «Lions de la Teranga» aimeraient bien en goûter le parfum après tant de décennies d’attente et se mettre en travers de la route de Belmadi et ses brillantes individualités à nouveau dans le bon tempo face au Nigeria et reposant sur un collectif soudé et bien en place pour livrer, qui est plus est face à un très gros morceau, une grande performance où l’envie de se battre se lisait sur chaque ballon disputé. Dans tous les duels. En démentant les craintes exprimées quant aux «séquelles» physiques induites par le marathon du terrible combat imposé par la Côte d’Ivoire moins de 72 heures auparavant lors d’un quart de finale conclu finalement, à l’ultime souffle de la partie, au bénéfice d’une dure séance de penalties plus aboutie.

Une 1ère mi-temps bouillante, une 2eme compliquée mais l’exploit est là
Dans une superbe affiche entre deux grands écoles du football africain, «El Khadra», sans peur et sans reproches, avec un mental au beau fixe (çà aide à oublier ses bobos physiques et un déficit certain devant un vis-à-vis connu pour tirer sa force d’un savant dosage qualité technique- force physique) et portée par des milliers de fans qui se sont fait entendre à l’occasion, a su, à nouveau attendre son heure. En étant les premiers à donner le ton et à lancer des débats aux relents de grand spectacle. En répondant du tac au tac à des «Aigles» tenus en respect même dans leurs moments forts. Mieux, en maîtrisant parfaitement un 1er half sérieux, quasi-parfait et largement dominé près avoir pris le match par le bon bout. Histoire d’imposer le respect. Comme ils ont su le faire depuis le début de la compétition. Et cette domination est récompensée logiquement par un but qui aurait du venir un peu plus tôt, les attaquants algériens ratant, coup sur coup, des occasions franches malheureusement vendangées par précipitation. Au bout, cette 39e mn qui, après un débordement de Mahrez sur la droite avant de centrer obligera Ekong, constamment mis sous pression par l’omniprésent Bounedjah, à tromper son gardien et permet à l’Algérie de prendre les devants. Moins évidente sera la seconde, les «Verts» constamment sous la menace et reculant un peu plus après le repos, voient les «Aigles» revenir inévitablement à la marque (72emn et la VAR qui le décidera) sur penalty, Ighalo, chargé d’exécuter la sentence, prend M’Bolhi à contre-pied, rétablit l’équilibre et relance le match. Les prolongations qui se dessinent avec des «Fennecs» qui plient sans rompre. Sauf que, au bout du bout et d’un suspense insoutenable, Ryadh Mahrez, 90+5, sur un maître-tir, un coup franc de toute beauté, imparable, sublime, exceptionnel, punit d’un tir enroulé en pleine lucarne, Akpeyi, et met un terme aux espoirs nigérians. Justice est faite, l’Algérie entière, qu’attend une longue nuit blanche, laisse exploser sa joie. Exulte.Magnifiques images…
A. A.