Ministre de l'Žconomie et des finances, Alger, AlgŽrie

Elle sera signée aujourd’hui par le président Bouteflika : Les principales dispositions de la loi de Finances 2019

La LF-2019 sera signée aujourd’hui sous le signe de la prudence. établie sur la base d’un prix du baril de pétrole à 50 dollars, la LF 2019 prend une marge de sécurité pour ne pas se retrouver à élaborer vite une loi complémentaire au bout de quelques petits mois seulement.

Un taux de croissance de 2,6% et un taux d’inflation de 4,5% sont attendus pour remonter la pente, mais rien n’est dit, puisque les créneaux porteurs qui promettent pareilles remontées ne disposent pas d’un profil haut en ce moment, même si elle prévoit des recettes budgétaires à 6 508 milliards de dinars, dont 2 714 milliards de fiscalité pétrolière.
Les dépenses budgétaires prévisionnelles sont par contre estimées à 8 557 milliards de dinars, donc plus importantes que les recettes budgetaires prévues. Les textes de la loi de Finances 2019 ont été approuvés par les membres de l’Assemblée populaire nationale à la majorité, lors d’une séance plénière présidée par Mouad Bouchareb, en présence de membres du gouvernement.
Pour résumer les principales dispositions de cette loi de Finances qui intervient dans un contexte économique difficile pour le pays, où le prix du baril sur les marchés pétroliers a connu une plongée vertigineuse, passant très vite de 80 à 53 dollars, atteignant les abysses.
Selon le ministère des Finances, le texte de loi s’inscrit dans la continuité des efforts consentis par l’État en vue d’atténuer les effets négatifs de la diminution des ressources financières sur l’économie nationale, et ce dans un contexte marqué par des tensions sur l’équilibre financier interne et externe du pays, en raison de la baisse des cours du pétrole. Le texte consacre, à cet effet, la poursuite du contrôle de la dépense publique dans le but de limiter l’impact de ces tensions sur le Trésor public.
Les dispositions législatives prévues dans le projet de loi ont pour objectifs l’amélioration des revenus de l’État, la coordination et la simplification des procédures, la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale, outre l’encouragement et la promotion de l’investissement productif et la bonification des taux d’intérêts bancaires au profit des citoyens. Le PLF 2019 prévoit une baisse de 10,9 % des dépenses d’équipement et une hausse de 8,1 % des dépenses de fonctionnement, induisant un déficit du Trésor de -10,4 % par rapport au produit intérieur brut (PIB) (contre -11 % en 2018).
Sur un total de dépenses estimé à 8 557,2 milliards DA, le projet de loi prévoit une hausse des dépenses de fonctionnement de 4 954,5 milliards DA en 2019 (+8,1 %) contre des dépenses d’équipement estimées à 3 602,7 milliards DA (-10,9%).
I. M. Amine