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EAU MINÉRALE, BOISSONS GAZEUSES, DÉTERGENTS… : Nouvelles hausses inexpliquées des prix

Désormais, les Algériens n’ont pas fini d’être choqués par la hausse des prix anarchiques qui touchent, depuis plusieurs mois, les produits de très large consommation. Après les pâtes, les fruits et les légumes, c’est autour des boissons d’être affichées à des prix plus élevés, suscitant désarroi et incompréhension notamment face à l’incompétence des autorités en charge du secteur.

Une nouvelle hausse des prix allant de 10 à 100 DA vient, en effet, s’appliquer sur les bouteilles d’eau en plastiques ou encore les détergents. Un fardeau de 6 bouteilles d’eau minérale est passé du jour au lendemain à 200 DA, alors que le prix des différentes boissons gazeuses ou jus ont augmenté de 10 à 20 DA la bouteille. Les commerçants en gros ou en détail, qui s’en lavent les mains, accusent les producteurs d’être à l’origine de cette nouvelle augmentation qui ne répond à aucune logique. Les producteurs, quant à eux, justifient leur manœuvre par le fait de l’augmentation du prix du plastique dans le marché mondial qui est passé de 6000 à 11000 DA le quintal, selon eux.
Pour l’Association nationale de protection et d’orientation des consommateurs (APOCE), ces augmentations sont exagérées, les qualifiant même de vol direct de la bourse des citoyens à faible et moyen revenus. Reconnaissant l’existence réelle d’une augmentation du prix du plastique à l’échelle mondiale et ce depuis le début de l’année 2021, l’association considère toutefois que les producteurs en ont profité pour doubler les prix de leurs produits de manière « exagérée », ce qui nécessite, souligne la même source, de mener des enquêtes par le secteur en charge; à savoir le ministère du Commerce.
Il faut dire que celui-ci est resté, face au diktat des spéculateurs et des producteurs, absent voire inefficace. Les opérations de contrôle ne dissuadent absolument pas les acteurs  du secteur du commerce, allant des producteurs jusqu’au simples commerçants, d’augmenter les prix à leurs guise.
Ces derniers justifient toujours l’augmentation des prix par la hausse des prix de la matière première, mais quand celle-ci connaît une baisse, cela ne se répercute pas sur la marchandise dont le prix reste élevé. Alors que le pouvoir d’achat des Algériens est en chute libre, les mesures annoncées par les autorités en vue de le préserver peinent à être appliquées concrètement sur le terrain.
L’on évoquera notamment la régulation et le plafonnent des prix qui n’ont toujours pas été appliqués, alors que cela permettra de mettre un terme à ce phénomène des augmentations anarchiques  auquel on assiste à la moindre occasion ou événement.
En attendant ces solutions, les consommateurs n’ont qu’à prendre leur mal en patience, au risque d’une explosion sociale, car déjà beaucoup de travailleurs de différents secteurs ne cessent de dénoncer leur situation financière qui se dégrade de plus en plus face à ces augmentations des prix alors que les salaires sont restés les même depuis plusieurs années.
Ania Nch.