Belmadi

Djamel Belmadi : «Tant que je ne suis pas mort, il y a l’espoir»

Déclaration du sélectionneur national Djamel Belmadi, à l’issue du match Algérie – Guinée équatoriale.
« Ce n’est pas le résultat qu’on est venus chercher. Le sort en a décidé autrement, on l’accepte. Le dernier match face à la Côte d’Ivoire sera difficile, en présence d’excellents joueurs. Nous sommes dans une mauvaise situation, mais nous n’acceptons jamais de quitter le tournoi sans faire notre possible pour essayer de se racheter. Il n’y a pas toujours des raisons rationnelles dans le football. Nous avons dominé, mais on est sortis finalement avec zéro but. Nous avons eu des occasions, mais la balle a refusé d’entrer au fond. On est dans le dur, dans la grosse difficulté. Nous sommes en période de vaches maigres. L’ensemble du match montre à quel point nous nous sommes portés vers l’avant, mais la chance nous a tourné le dos. Un match nul aurait été encore un échec. J’ai dit aux joueurs de ne jamais parler à chaud mais j’avais envie de leur parler. J’ai vu un groupe de coéquipiers, de compatriotes et de frères peinés, frustrés et presque abattus. Ils ont fourni beaucoup d’efforts. Une série de trois ans de travail vient de s’arrêter avec tout le respect que j’ai pour la Guinée équatoriale, d’une manière soudaine, ça fait mal. Le monde va s’abattre sur nous. J’en prends très largement la responsabilité. Au sein du vestiaire, il faut croire encore. La Côte d’Ivoire n’est pas insurmontable, mais plutôt notre situation qui nous met mal à l’aise. Quand on ne marque pas, ça devient difficile, éreintant, et le doute peut s’installer. Tant que je ne suis pas mort, il y a l’espoir. Quand je suis arrivé en 2018, l’équipe était en bas. Après trois ans de travail et une série d’invincibilité, nous avons atteint le sommet. Maintenant, il y’a une qualification qu’il faudra aller chercher. Il ne faut jamais se voir vaincu. Il n’y a plus de petites équipes en Afrique et encore moins quand on arrive dans un tournoi. Le classement de la Fifa est anecdotique. Nous n’avons aucun complexe de supériorité quand on affronte une équipe, ce qui explique notre série de 35 matchs sans défaite. Il faudra inverser la tendance et réagir, on n’abandonne pas. Je crois en mes joueurs jusqu’au bout ».