Disparition de l’enfant Amine Yarichene : le Parquet d’Alger ouvre une enquête

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, c’est du moins le souhait de la famille du petit Amine Yarichène disparu depuis sa sortie du domicile, le 21 octobre à Dely-Brahim, à Alger.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, se voulait rassurant, quant à la disparition du petit, en affirmant que la Gendarmerie nationale poursuivait son enquête pour retrouver l’enfant, et arrêter les kidnappeurs.
«Je vous informe que le Parquet d’Alger vient d’ouvrir une enquête au sujet du kidnapping du petit Amine, et que la Gendarmerie nationale poursuit son enquête pour trouver les kidnappeurs», a annoncé le ministre, en marge d’une visite à l’Institut national de criminalistique et de criminologie, relevant de la Gendarmerie nationale. Précisant que «les investigations menées par la Police judiciaire se poursuivent toujours», le ministre a assuré que «tous les moyens scientifiques sont déployés à cet effet pour parvenir à la vérité». De surcroît, Louh a tenu à éclairer l’opinion publique, quant à l’enquête préliminaire, qui été ouverte par les services compétents de la Gendarmerie, dès l’annonce de la disparition de l’enfant. À ce sujet, il a précisé qu’aucune autre déclaration ne peut être faite avant le retour de l’enfant sain et sauf. Dans un autre sillage, s’exprimant, quant à l’affaire de la Camerounaise violée à Oran, il dira que «deux éléments de la bande des délinquants, qui ont violé, à Oran, la Camerounaise Marie-Simone D., sont sous les verrous, et que tous les moyens sont mis en œuvre pour appréhender les autres suspects».
S’agissant des poursuites à l’égard de militants des droits de l’Homme, le ministre a réaffirmé que l’Autorité judiciaire fait son travail conformément aux lois de la République. Il a ajouté que toutes les poursuites judiciaires sont menées conformément à la loi, et soumises au juge pour trancher et prononcer le verdict, lors d’une séance plénière dans le cadre du respect total de tous les droits de la défense.

Vers la révision de la loi antiterroriste
Par ailleurs, le ministre a annoncé la révision imminente de la loi antiterroriste.
«Un nouveau projet de loi amendant et complétant le Code pénal et la loi antiterroriste a été finalisé, et sera présenté incessamment au gouvernement. Toute personne impliquée dans le financement, ou le soutien des groupes terroristes, sera sévèrement condamnée», a-t-il averti.
Ce texte vise, selon lui, à punir toute personne se rendant à l’étranger pour rejoindre les groupes terroristes, affirmant que ce projet est prêt, et sera soumis au Secrétariat général du gouvernement. D’autant plus, il a annoncé la finalisation d’un projet de loi régissant l’utilisation de l’analyse ADN.
De surcroît, à quelques encablures des élections pour le renouvellement du Conseil de la Nation, Tayeb Louh a mis en garde contre la violation de la loi électorale. «La moralisation de l’acte politique est plus qu’une nécessité. Désormais, le Parquet ne badinera plus avec le non-respect de la loi et du Code électoral, sachant que, dans quelques mois, il y aura l’élection des sénateurs», a indiqué Louh, en mettant en garde «toute violation de la loi électorale entraînera des poursuites judiciaires».
Il a, par ailleurs, affirmé que le Parquet et la Police judiciaire jouent un rôle important dans la « moralisation de l’action politique » en poursuivant toute personne impliquée dans des faits criminalisés par la loi électorale et le Code pénal.

Des réformes profondes de la justice
D’autre part, afin de faciliter la tâche aux juges d’instruction pour envoyer leurs documents, relatifs au volet criminel, à l’Institut national de criminalistique et de criminologie, Tayeb Louh a annoncé l’instauration incessante de la signature et de la certification électroniques dans le domaine juridique.
«L’utilisation de cette nouvelle technologie permettra de lutter efficacement contre tous genres de criminalité, mais également de réduire les délais d’expertise», a-t-il soutenu. Il a précisé, en outre, que plusieurs réformes ont touché le système judiciare en Algérie. Parmi ces réformes, le ministre a rappelé «le remplacement de la procédure de flagrance par la comparution immédiate qui entrera en vigueur à partir du 23 janvier prochain. Il a cité, par ailleurs, la possibilité pour le présumé de recourir à un avocat durant l’enquête préliminaire de la Police judiciaire pour éviter tout dépassement.
Louh a également annoncé la promulgation d’un décret portant création de l’instance chargée de la prévention des crimes liées à l’information et aux nouvelles technologies, précisant que cela s’inscrit dans le cadre des profondes réformes en faveur de l’indépendance de la Justice. Parmi les réformes aussi, le ministre a cité la protection des témoins, l’interdiction de toucher au droit du citoyen au déplacement à l’étranger, sauf s’il est interdit de quitter le territoire national par la Justice.
Lamia Boufassa

Un commentaire

  1. Il faut améliorer les dispositifs de communication nationale via des butins d’alertes en temps réel pour sensibiliser la population. Le but est de décourager les malfaiteurs. l’expérience à donné ses fruits en France et USA.
    A ce jour je ne vois pas une réel efficacité dans les médias audiovisuels ce qui est dommage.
    pensez aux enfants svp imaginer à cet instant l’état de l’enfant

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