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D’IMMENSES DÉGÂTS COLLATÉRAUX CAUSÉS : L’économie mondiale otage du coronavirus

Pour cause du covid-19, l’économie mondiale est en crise ouverte, et le prix du pétrole est à son plus bas niveau. Hier, il s’échangeait à 22 dollars le baril. Allons-nous assister à un remake de la sinistre chute des prix du pétrole de l’année 1985 qui provoqua, dans les principaux pays producteurs, particulièrement du Sud, une série de secousses sociales sans précédents ?

L’Algérie n’a pas été épargnée malheureusement. Si la tendance baissière continue, une crise financière sera inévitable. C’est vrai que depuis l’apparition du covid-19, les prix du pétrole ont dégringolé d’une façon sévère et les conséquences pour notre pays seront désastreuses. Loin de tout alarmisme s’en faut , mais la réalité est implacable, et on ne peut se voiler la face. Mais l’irruption sur la scène mondiale de la pandémie du coronavirus a changé toute la donne et personne ne peut savoir ce que sera demain. L’économie mondiale est belle et bien otage de ce virus qui l’a pratiquement paralysée et où tous les secteurs d’activités économiques sont en souffrance. La rareté des devises générées par les hydrocarbures auront à coup sûr un impact négatif sur les projets de développement qui devraient enclencher dans le plan d’action du gouvernement Djerad. Cependant, cette tendance baissière aura aussi des conséquences sur tous les pays producteurs qui dépendent à plus de 80% de l’exportation des hydrocarbures et des ressources fossiles. Toutefois, et on ne le dira jamais, la situation actuelle est un avertissement salutaire qui devra résonner, pour nos gouvernants, la fin de la gabegie et des politiques dépensières. Et surtout sortir au plus vite de cette dépendance excessive aux hydrocarbures. Si, aujourd’hui, la tendance baissière du prix du pétrole , le ralentissement et la baisse de la croissance de l’économie mondiale sont dus incontestablement à l’épidémie du coronavirus qui frappe de plein fouet toute la planète , on ne doit pas perdre de vue que l’après corona va sûrement changer beaucoup de dispositions dans les économies mondiales. En restant toujours tributaire des hydrocarbures, la situation sera encore plus difficile financièrement pour le pays, si la baisse du prix du pétrole va encore durer plusieurs mois. En attendant la fin de l’épidémie, et un sursaut de l’économie mondiale, tous les pays du monde auront beaucoup de mal à recoller les morceaux de leurs économies respectives qui ont été annihilées par un tsunami destructeur dénommé : le coronavirus. Sombres perspectives en fait, même si l’espoir est toujours permis.
Mâalem Abdelyakine