Eau

Daïra de Bouhadjar (El-Tarf) : Un apport d’eau de 17 000 m3/jour dès le mois d’août

La dotation en eau potable des habitants de la daïra de Bouhadjar, sud-est de la wilaya d’El-Tarf, passera dès le mois d’août de 10 000 m3/jour à 17 000 m3/jour, a indiqué dimanche le chef de service chargé de l’alimentation en eau potable à la Direction locale des ressources en eau.

Cet apport, qualifié de «considérable», est attendu dès la remise en service «incessamment» de la station de traitement des eaux, d’un volume de 200 litres/seconde, qui fonctionne actuellement à 50% de ses capacités en raison «d’un problème technique», a précisé dans une déclaration à l’APS Samir Djefour, soulignant que l’apport d’eau supplémentaire est destiné aux habitants des communes de Bouhadjar, Oued Zitoune, Hamman Beni Salah et Ain Kerma. Le problème survenu à la station de traitement des eaux, livrée en mai dernier, a été pris en charge par une entreprise publique qui s’est engagée devant la délégation interministérielle dépêchée par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, à remédier à cette situation dans les meilleurs délais», a-t-il ajouté. La daïra frontalière de Bouhadjar avait bénéficié de cet important ouvrage hydrique dans le cadre d’une opération inscrite au titre du Fonds national de l’eau (FNE) et dont le maître d’ouvrage délégué est l’ADE (Algérienne des eaux), a indiqué M. Djefour. La réhabilitation de la station flottante de la même daïra, au titre d’un programme sectoriel de développement (PSD), permettra, a expliqué le même responsable, «une amélioration dans la fréquence de distribution d’eau au niveau des quatre communes de Bouhadjar, passant d’un jour sur quatre à un jour sur deux», avant d’insister sur le fait que cette nouvelle distribution «reste tributaire d’une bonne gestion de ce liquide précieux». S’inscrivant dans le cadre du programme d’urgence, l’opération de réalisation d’une station de traitement des eaux avec la réhabilitation de l’ancienne station, a nécessité la mobilisation de pas moins de 860 millions de dinars, a rappelé la même source. Tout en signalant les efforts déployés par l’Etat pour améliorer la distribution de l’eau potable dans cette partie du sud-est de la wilaya qui souffre d’un déficit en eau potable, le même responsable a souligné que la concrétisation de la deuxième phase de ce programme d’urgence permettra, quant à elle, de «passer d’une production de 17 000 m3/jour à 34.000 m3/jour» avec, a-t-il soutenu, «un approvisionnement quotidien et des dotations confortables» pour les régions concernées. La même source a par ailleurs fait état d’une amélioration de l’alimentation en eau potable (AEP) au niveau des localités se trouvant à l’ouest de la wilaya, en l’occurrence Besbes, Dréan, Chebaita Mokhtar et Chihani, à la suite «de la sécurisation des forages et le renforcement de l’AEP à partir du barrage Mexa». «Le quota demeure encore insuffisant, mais devra connaître un renforcement avec le dédoublement de la conduite Mexa/H’nichet», a soutenu le même responsable, concluant que cette opération a nécessité la mobilisation de 2,9 milliards de dinars.