Sahel

Conversations pour la prévention de la violence dans la région Sahélo-Saharienne : La 3ème édition ouvre ses travaux demain, à Alger

Le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, présidera avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, la 3ème édition des «Conversations régionales pour la Prévention de l’extrémisme violent dans la région sahélo-saharienne» qui se tiendra, dès demain, durant deux jours, à Alger. Placée sous le thème «investir dans la paix et la prévention de la violence dans la région sahélo-saharienne» la rencontre d’Alger, des participants locaux et étrangers, à cette troisième édition, a été préparée avec le soutien bien sûr, du pays hôte, du Bureau des Nations unies (ONU) pour l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le Sahel (UNOWAS), du Centre africain d’études et de recherches sur le terrorisme de l’Union africaine (CAERT), de l’Institut international pour la paix (IPI), du Département fédéral des Affaires étrangères de la Suisse (DFAE). Ils sont près d’une soixantaine à être présents au rendez-vous d’Alger, sur «les Conversations régionales pour la prévention de l’extrémisme violent dans la région sahélo-saharienne» dont de hauts dirigeants politiques, parlementaires, représentant de la société civile, notamment ceux d’associations de femmes et de jeunes, des autorités religieuses et traditionnelles, des chercheurs, des représentants du secteur de défense et de sécurité, ainsi que des gouvernements et des organisations régionales et internationales, selon le communiqué du MAE.
À Alger, les participants œuvreront à peaufiner et converger les points de vue sur les questions inscrites au menu de cette édition, en vue de créer, selon la même source, un «espace d’appropriation de l’approche de prévention de la violence dans l’espace sahélo-saharien» indique-t-on hier. Concentrer les efforts en investissant «dans la paix et la prévention de la violence par le dialogue et l’inclusion» ouvre les perspectives de voir la construction de passerelles entre différents acteurs d’horizons et de profils divers, permet, est-il indiqué «de consolider une meilleure compréhension partagée de la complexité du phénomène» de la violence et des tensions. Adopter une approche plus globale, qui comprenne, rappelle le MAE «non seulement les mesures essentielles de lutte contre le terrorisme axées sur la sécurité, mais aussi» souligne le ministère des Affaires étrangères, «des mesures de prévention systématiques qui s’attaquent directement aux causes de l’extrémisme violent», comme le stipule la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, adoptée, début juillet 2016, reconnaissant «l’importance de cette approche préventive» est-il souligné. Il est à rappeler que les deux précédentes Éditions se sont tenues, respectivement, au Sénégal, en 2016 et au Tchad, l’année d’après, en 2017, à l’issue desquelles «les quatre partenaires, forts du soutien de l’Algérie, se sont engagés dans l’organisation de cette 3ème édition» a indiqué la même source.
Karima B.