Conférence nationale de l’éducation du 24 au 26 juillet prochain : le CLA dévoile sa feuille de route

Ça sera pour le Conseil des lycées d’Alger (CLA), qui prendra part vendredi prochain à ce rendez-vous, l’occasion de soumettre une série de propositions et de recommandations. Celles-ci permettront, selon le Syndicat, «d’accéder à une école publique, gratuite et de qualité». Dans un communiqué rendu public, le CLA qui confirme sa participation aux assises sur l’évaluation de la réforme du système éducatif algérien qui auront lieu les 24, 25 et 26 de ce mois en cours, souligne que les responsables du secteur ainsi que les hautes autorités devraient prendre des décisions qui sauveront l’école de l’échec vers laquelle elle se dirige. Le Syndicat propose, dans ce sens, la revalorisation du savoir et l’introduction de la recherche pédagogique absente du système de l’éducation nationale et de la formation. Il propose également de prévoir une planification des infrastructures en fonction de la croissance démographique qui doivent être conçues dans un cadre agréable, où les enfants prendront du plaisir à venir s’acquérir du savoir. Et pour que ce projet puisse voir le jour, la réalisation de ces infrastructures doit se faire dans les délais prévus et ne pas tolérer les retards accusés par les DELP, précise-t-on. Il est aussi question, pour le CLA, d’alléger et rééquilibrer les horaires de l’école de manière à laisser du temps libre pour l’expression personnelle et les activités culturelles de l’enfant, la mise en place d’un système de formation continue pour les professeurs-formateurs et cela pour l’ouverture d’instituts spécialisés. Cette opération permettra, selon le même syndicat, aux enseignants de se recycler pour une année de formation tous les cinq ans, ajouter à cela la tenue de différents séminaires de formation au cours de l’année scolaire. Pour ce qui est du cycle secondaire, le CLA juge qu’il nécessite une refondation qui se fera par la création d’un secrétariat à l’enseignement secondaire, l’allongement de la durée des études de trois à quatre années par la création d’une année de tronc commun pour la remise à niveau des élèves et l’orientation pour les trois types d’enseignement, général, technique et professionnel. Le Conseil des lycées d’Alger préconise, en outre, de revoir le système d’évaluation du baccalauréat par la réhabilitation de la fiche de synthèse et aussi prévoir une deuxième session du bac pour les non-reçus. Pour ce qui est des droits des travailleurs de l’éducation, on appelle à une prise en charge de leur revendications socioprofessionnelles par la valorisation du métier d’enseignant qui sera mentionné dans le statut particulier de ces travailleurs. Les partenaires sociaux devront sans exception participer aux négociations autour de ce statut particulier afin de rétablir à l’enseignant sa dignité dans la société, insiste les représentants du syndicat. Le Cla revendique dans le même document la garantie aux travailleurs du secteur un salaire décent qui leur permet de finir leur fin de mois sans s’endetter, et aussi qu’ils puissent partir à la retraite après 25 ans de service effectif. Par ailleurs, selon un rapport de la commission de réflexion installée par le Cla sur l’évaluation du système éducatif, il a été retenu huit points essentiels. Le rapport révèle que 70% des élèves du cycle secondaire seraient faibles en math et ne maitrisent pas les opérations de calcul élémentaire puisqu’ils recourent à la calculatrice pour chaque opération. En langues, la même enquête révèle que 40% des élèves sont faibles alors que la majorité des enseignants expliquent cet état de fait par l’incohérence présente dans la progression pédagogique du programme ainsi que les méthodes d’enseignement inefficaces suivies à l’école primaire. Pour ce qui est d’autre part du suivi de l’élève durant son parcours scolaire, le rapport indique qu’en Algérie la majorité des parents ne s’inquiéteraient pas de l’avenir de leurs enfants ni de leur études. En plus de l’environnement social hostile au savoir. S’agissant des conditions de travail, on fait état de classes surchargées, d’élèves violents et agressifs, manque important d’encadreurs, des infrastructures archaïques, un salaire indécent et un statut du travailleur des plus dégradants.
Ania Nait Chalal

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