COMPLEXE GAZIER DE TIGUENTOURINE

COMPLEXE GAZIER DE TIGUENTOURINE : Les travailleurs protestent

Les travailleurs de la Société algérienne de réalisation des projets industriels (SARPI) ont observé, hier, une grève au niveau du complexe gazier de Tigunetourine, à In Amenas dans la wilaya d’Illizi, a-t-on appris, hier, auprès des représentants des salariés qui nous ont remis un communiqué par lequel ils ont saisi la tutelle sur leur cas. Pourquoi une telle action intervenant, de surcroît deux ans après le redémarrage de cet important site gazier de Sonatrach ? Les contestataires demandent à leur employeur la révision des contrats de travail les liants à SARPI. Plus précisément, et comme première revendication, les contestataires évoquent les clauses inhérentes aux déclarations sociales des travailleurs auprès de la Cacobatph. En second point, les salariés de SARPI demandent à leur employeur de verser les «retenues déduites sur les salaires» en évoquant une décision «insensée», comme pouvait-on lire sur le document, qui fait office de préavis de grève adressé à l’ensemble des autorités locales, à la Gendarmerie nationale ainsi que, donc, à la direction de cette société. À souligner que cette action de protestation, menée à l’intérieur de cet important site gazier du Sud du pays, a été entamée depuis dimanche dernier. Selon le collectif des travailleurs, cette grève ne devra pas excéder 10 jours. Pour le reste, il est à rappeler qu’après avoir subi une attaque terroriste des plus spectaculaires, en janvier 2013, le train numéro 3 du complexe gazier de Tiguetourine a été remis en service, en août 2016. Le redémarrage de ce complexe, qui a retrouvé alors sa pleine capacité de production, a été faite après la livraison du projet de réhabilitation mené par SARPI. Aujourd’hui, les travailleurs de cette société semblent mécontents de leur situation salariale et en appellent donc à leur employeur pour satisfaire leurs revendications.
Farid G.