REPORTAGE DEMCRATIE NOW

CETTE ONG AMÉRICAINE A DIFFUSÉ UN REPORTAGE QUI A MIS À NU LA COLONISATION DU SAHARA OCCIDENTAL : Democracy Now accable le Maroc

L’ONG américaine, Democracy Now, a diffusé un reportage édifiant sur le Sahara occidental après l’agression militaire marocaine à El-Guerguerat à travers lequel elle a dénoncé la violation par le Maroc du cessez-le-feu dans la zone tampon et résumé l’histoire du Sahara occidental, le territoire « le plus miné » et « le plus inaccessible » au monde, occupé par Maroc au mépris des résolutions de l’ONU.

Dans un reportage diffusé à l’heure du journal télévisé de l’ONG, présenté par la journaliste Amy Goodman, récipiendaire en 2008 du « Prix Nobel alternatif », l’ONG a tenu à éclairer les téléspectateurs américains sur la réalité de la question sahraouie à la lumière de l’agression militaire marocaine à El-Guerguerat. Amy Goodman a d’emblée présenté le contexte historique en soulignant que le Maroc occupe le territoire depuis 1975 au mépris des résolutions des Nations unies et de la communauté internationale ». Dans ce reportage la journaliste a précisé que « le Sahara occidental est largement considéré comme la dernière colonie d’Afrique », mais largement occultée par les médias internationaux, précise Amy Goodman, qui résume l’histoire de ce territoire occupé en trois mots : « colonialisme, pillage et résistance ». La journaliste est ensuite revenue sur « les combats qui ont éclaté dans plusieurs zones du mur de défense marocain entre l’armée marocaine et le Front Polisario en quête d’indépendance », en expliquant que « le cessez-le-feu a pris fin après que l’armée marocaine a fait irruption dans une zone tampon au sud du Sahara occidental ». La journaliste a signalé que pendant ce temps, « le Maroc a intensifié sa répression aux territoires occupés, attaquant les maisons des militants pour l’indépendance et réprimant les manifestations, en relevant, au passage, que des drones militaires marocains auraient été repérés dans la ville de Dakhla occupée ». Le reportage a diffusé par la suite des scènes montrant des Sahraouies manifester dans les rues dans différentes villes sahraouies (Lâayoune, Dakhla) contre l’occupation marocaine scandant des slogans en faveur de l’indépendance du Sahara occidental. La journaliste a aussi rapporté que « de nombreuses manifestations de solidarité avec le peuple sahraoui ont eu lieu en Espagne et en Nouvelle Zélande, notamment devant une entreprise qui achète du phosphate émanant du territoire occupé du Sahara occidental ». La journaliste a rappelé qu’en 2016, Democracy Now « avait brisé le blocus médiatique imposé par le Maroc depuis l’intérieur du Sahara occidental occupé, en précisant qu’il s’agit de la première équipe de presse internationale à couvrir la situation dans le territoire occupé depuis des années ». Le reportage a révélé en outre que « le Maroc a créé au Sahara occidental le plus long champ de mines au monde et a construit le deuxième plus long mur défense au monde avec l’aide des compagnies d’armement américaines ». Après un rappel du processus onusien concernant la question du Sahara occidental, notamment le cessez-le-feu de 1991 et la création de la MINURSO, le reportage indique que le Maroc a entravé tous les efforts visant l’organisation d’un referendum d’autodétermination, en ajoutant que le Conseil de Sécurité n’a pas également mis en œuvre son propre plan de référendum ou autoriser la MINURSO à surveiller la situation des droits de l’Homme dans le territoire occupé. Aujourd’hui, précise le documentaire, « aucun pays ne reconnaît la soi-disant souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et les médias internationaux ont largement ignoré l’occupation, en partie parce que le Maroc a régulièrement empêché les journalistes d’entrer au Sahara occidental ». La journaliste a ensuite interviewé dans son reportage M. Jacob Mundy, un professeur et co-auteur du livre « Western Sahara : War, Nationalism, and Conflict Irresolution », qui a indiqué que le Maroc « a clairement violé l’accord de cessez-le-feu », tout en regrettant le silence du Conseil de sécurité.
M. B.