Quods

Célébration, hier, de la journée internationale d’El Qods : Les palestiniens décidés à faire échouer le projet de l’Accord du siècle

Pétris de l’expérience du combat libérateur du peuple palestinien, avant et après l’occupation, en 1948, des sionistes de la Palestine, les différentes générations palestiniennes ont su, même si souvent, dans des moments et des étapes difficiles, se distinguer par leur lutte et innover dans leurs actions de résistance contre l’occupant israélien. Hier, à l’occasion de la «Journée internationale d’El Qods», les manifestions pacifiques des palestiniens et de leurs soutiens à travers le monde, « de la Marche du Retour» lancées le 30 mars dernier, a été le grand rendez-vous, pour annoncer, non seulement aux israéliens, mais aussi à la Maison Blanche, et aux monarchies arabes, que «la principale menace, c’est l’occupation israélienne et l’Accord du siècle en faveur des intérêts américains et de l’entité sioniste ». De son côté, l’armée israélienne voulant anticiper, dans sa riposte militaire contre les palestiniens, décidés à poursuivre les manifestations de la Marche du Retour, appelant, à un grand rassemblement d’un million de marcheurs, a brûlé, hier, très tôt, des tentes au camp du droit de retour, brûlant les pneus des Palestiniens que ces derniers utilisent lors de leurs rassemblements pacifiques, à l’Est de la ville de Rafah, située, au sud de Ghaza. Dans leurs réactions à cette méthode israélienne, les organisateurs des manifestations du droit de Retour des palestiniens, ont déclaré, hier, que celle-ci est «une preuve de la confusion et de la peur de l’entité sioniste, des palestiniens décidés aujourd’hui (hier :ndlr) à faire face, pacifiquement, à l’occasion de la journée internationale d’El Qods, à la machine meurtrière de l’armée sioniste», laquelle s’est attaquée, hier, à de simples tentes, après avoir ciblé, des journalistes, des secouristes et des enfants, depuis le 30 mars dernier. Fort de l’appui inconditionnel des États-Unis et de l’absence de volonté politique de la communauté internationale à mettre fin à la colonisation israélienne, et faire valoir le droit du peuple palestinien a édifier son État souverain et indépendant, ayant pour Capitale El- Qods, les palestiniens, de Ghaza, de Cisjordanie, d’El-Qods occupée, des détenus palestiniens dans les geôles israéliennes, des réfugiés à travers le monde et des territoires palestiniens de 1948, ont réaffirmé, hier, leur détermination à poursuivre le combat libérateur, que leur aïeux ont mené, et pour lequel d’autres continuent de tomber en martyrs, chaque jour, en affrontant , même pacifiquement, la machine coloniale sioniste, pour en finir avec l’occupation israélienne. Alors qu’en une journée, le 14 mai dernier, pas moins de 123 palestiniens manifestants pacifiquement, à proximité des frontières séparant Ghaza des territoires occupés, de la Palestine, notamment en lançant leurs cerfs-volants de la liberté et que les prisons de l’entité sioniste compte pas moins de 1500 prisonniers palestiniens atteints de maladies chroniques souffrant de négligence, de violations médicales, dont des enfants, en violation du Droit international, de nouvelles voix s’élèvent, dont arabes, pour reprendre le refrain des États Unis, dans sa protection politico-diplomatique et militaire, de l’occupation Israélienne. Des voies arabes, dont celle d’un ministre Bahreïni, déclarant, que l’entité sioniste a le droit de se défendre, à l’instar des autres états dans le monde» , au moment où à New-York, l’ambassadrice américaine au Conseil de sécurité, brandissait son veto contre l’adoption d’une résolution pour l’envoi d’une commission d’enquête indépendante sur les crimes israéliens, commis le 14 mai dernier, à Ghaza. Les rapports palestiniens et d’organismes internationaux, dont ceux des Nations Unies (ONU) indique que le nombre de prisonniers palestiniens, tout âge confondus, morts dans les prisons de l’entité sioniste, ces 50 dernières années, s’élèvent à 215 victimes dont 75 tués après leur arrestation, par les israéliens et 72 morts sous la torture, 61 autres de négligence médicale, et sept autres tués par les gardiens sionistes. Hier, c’est à partir de Ghaza, ville palestinienne, sous blocus israélien, depuis plus de dix, ans, sans que le monde arabe, musulman et la communauté internationale ont œuvré à sa levée, au vue de ses conséquences humanitaires dramatiques, hier, la voie, de l’enfant, de la femme et de l’homme palestinien, a encore une fois réussi, à se faire entendre, à l’occasion de la journée internationale d’El-Qods. Les tirs des soldats-snippers de l’armée israéliennes, contre des manifestants pacifiques, réaffirmant, leur attachement à leur droits légitimes, dont celui du retour, dans le cadre de « la Marche du Retour des Palestiniens» à la terre de leurs ancêtres, spoliée par l’entité sioniste site et sa politique coloniale expansionniste, et condamnant le transfert par Washington de son ambassade de Tel-Aviv à El-Qods, les palestiniens ont annoncé, hier, qu’ils considèrent le siège de la représentation diplomatique US à El Qods, comme « une implantation coloniale» . Et à ceux, de la région arabe, dont les monarchies du golf, qui avancent, publiquement ou dans les coulisses, ces deniers mois, que la Palestine et El-Qods ne faisaient plus parties de leurs priorités, et voire même de la scène arabe, le peuple palestinien, à Ghaza comme à ailleurs en Palestine et dans les camps des réfugiés, leur a lancé, hier, qu’il demeure «uni et homogène » dans sa lutte autour de sa principale et essentielle cause, celle de la libération de la Palestine et l’édification de l’État palestinien souverain et sa Capitale El-Qods.
Karima Bennour