8 mars

CÉLÉBRATION DU 8 MARS À ALGER : Des femmes marchent pour l’édification de l’État de droit

Hier, les rues et les boulevards d’Alger, notamment près de la Grande Poste, ont été éclairées par les centaines de femmes venues célébrer la journée internationale du 8 mars, jour marquant la célébration à travers le monde du combat de la femme pour la dignité, l’égalité et la liberté, combat que la femme algérienne a fait sienne, depuis longtemps déjà. Venues de différents horizons, jeunes et moins jeunes, elles étaient des centaines à marcher, pour exprimer leur détermination à continuer à œuvrer, chacune dans son domaine et son secteur à changer les mentalités et les pratiques qui visent à réduire son champ d’action, dans la vie socio-économique, politique et culturelle, de la société. Travailleuse, retraitée, étudiante, artiste, chômeuse, femme au foyer, universitaire, avocate et autres , elles ont marché hier, à côte à côte, à Alger, pour réaffirmer , qu’en ce 8 mars, après celui de 2019, célébrée dans le sillage du mouvement populaire pacifique du 22 février, leur attachement aux acquis des combats d’hier, pour en enregistrer d’autres, à l’avenir.
Scandant les slogans du mouvement populaire pacifique du 22 février, qui vient de marquer sa 55e mobilisation, vendredi dernier, où les femmes ont joué et jouent un rôle essentiel en son sein, elles ont réaffirmé, hier, leur engagement en faveur de l’Édification d’un État de droit, appelant à la libération de l’ensemble des détenus du Mouvement du 22 février. Réussie à arriver au pied du tribunal Abane Ramdane, en soutien au détenus du « Hirak », les services de sécurité de la police mobilisé pour leur bloquer le chemin ont fini par céder face à l’insistance des femmes à continuer leur chemin.
Un peu plus loin, d’autres femmes, des centaines, ont réussi à parcourir le chemin depuis le grand carrefour du feu rouge de la Grande Poste, jusqu’à la rue pasteur, devant un important dispositif sécuritaire. On pouvait percevoir la syndicaliste militante, Soumia Chawki ou l’universitaire chercheuse, Fatma-Oussedik et d’autres dont des femmes anonymes, convaincues que le changement du système politique et l’Édification d’un État de droit, est la seule voie à même de garantir les droits de la femme et par conséquent de tout citoyen.
Karima B.