Participation

CAN-2021 : Une participation à mettre aux oubliettes

Décevante et manquant cruellement de certitudes, l’équipe nationale de football a complètement raté sa participation à la CAN-2021 (reportée à 2022) au Cameroun, en se faisant éliminer sans gloire dès le 1e tour du tournoi, alors qu’elle aspirait à défendre son titre décroché deux ans et demi plus tôt en Egypte. La désillusion était grande jeudi soir au coup sifflet final de l’arbitre sud-africain Victor Miguel de Freitas Gomes. Les « Verts » venaient de concéder leur deuxième défaite dans la compétition, face à la Côte d’Ivoire (3-1), synonyme d’élimination prématurée de cette 33e édition. Auparavant, les joueurs du sélectionneur Djamel Belmadi, se sont montrés incapables de s’imposer face à deux sélections classées en dessous du Top 100 au classement de la Fifa : la Sierra-Leone (0-0) et la Guinée équatoriale (défaite 1-0). Pourtant, les « Verts » restaient sur une incroyable série de 35 matchs sans défaite. Tout le monde s’est empressé, au sein de l’équipe nationale, dont le président de la Fédération algérienne (FAF) Amara Charaf-Eddine, à afficher l’ambition d’aller préserver le trophée, mais la réalité du terrain a fini par leur faire déchanter. Cette ambition s’est avérée démesurée eu égard des difficultés rencontrées par les  » Verts » durant cette campagne, à développer notamment leur football habituel qui leur a permis de s’installer dans un passé récent sur le toit de l’Afrique. Sur le plan des statistiques, l’équipe nationale a quitté le tournoi en marquant un but seulement en trois matchs, et encaisser quatre, soit le pire ratio depuis l’édition 1992 disputée au Sénégal. Considéré avant le début du tournoi comme l’un des plus  » tueurs  » du continent, le secteur offensif algérien est inexplicablement tombé en panne sèche, en dépit des nombreuses occasions procurées, sur une pelouse du stade de Japoma à Douala, à la limite du praticable. Une inefficacité criarde, qui a fini par porter un sérieux coup à une équipe qui a perdu ses repères.  » Nous les joueurs, on doit faire notre autocritique de nos prestations dans cette compétition. Je suis capitaine, j’assume que je dois faire plus pour aider l’équipe. Ca n’a pas marché cette fois-ci, mais on reviendra plus forts », a réagi Riyad Mahrez, à l’issue de la rencontre face aux « Eléphants ».

Reculer pour mieux rebondir
En voyant leur aventure dans cette 33e édition prendre fin précocement, les coéquipiers de Sofiane Feghouli, devront impérativement tourner cette page et se projeter sur l’avenir, à deux mois des barrages de la Coupe du monde 2022.  » Il est bien trop tôt de penser à ce qu’on a gagné comme enseignements, nous allons analyser et essayer d’améliorer rapidement nos insuffisances, car les barrages du Mondial 2022 arrivent à grands pas », a indiqué Belmadi, appelé plus que jamais à revoir certaines choses pour essayer de « réanimer » un groupe en proie au doute. En poste depuis août 2018, Djamel Belmadi connaît son premier revers important, lui qui avait réussi à donner à cette équipe une identité de jeu, et surtout rendre le  » Club Algérie  » redoutable au tout point de vue. Il va falloir reconstruire sur cet échec, dans l’objectif de redresser la barre avant le mois de mars, avec au menu la double confrontation en barrages du Mondial 2022, une compétition qui tient Belmadi énormément à cœur. La nécessité de se relever après cette grosse désillusion est d’autant plus importante, puisque le challenge d’une qualification à la Coupe du monde arrive dans moins de deux mois, une compétition considérée comme l’autre objectif majeur des  » Verts » en cette année 2022.  » C’est dur pour nous, le sentiment de la défaite est amer, détestable, c’est un sentiment qui me tue de l’intérieur.
Il va falloir se relever, bien digérer, pour rebondir », a tenu à lancer Belmadi, en guise de message à ses joueurs pour les inciter à réaliser un sursaut d’orgueil.