Bouteflika convaincu d’une justesse : L’Algérie a choisi la voie de la démocratie

En mettant en avant les différentes réformes politiques décidées sous son règne, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, arrive aujourd’hui à conclure au moins une chose et selon laquelle, l’Algérie a définitivement choisi la voie de la démocratie. Une option qui «est un principe ancré dont la consécration et l’approfondissement s’appuient sur des règles claires», a indiqué le chef d’État, en renvoyant ,de ses propos, au respect des échéances électorales organisées dans les délais fixés. «Le choix démocratique est un principe ancré, dont la consécration et l’approfondissement s’appuient sur des règles claires découlant de leurs contextes d’établissement et qui veillent scrupuleusement au respect des dispositions constitutionnelles et juridiques en vigueur» a indiqué le président de la République dans un message, lu en son nom, hier à Alger, par le ministre de la Justice, Tayeb Louh, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’avocat.
Ce message, au-delà de réaffirmer un choix de l’État, s’apparente à une réponse à certaines parties, qui évoquent, par-ci, par-là, la tenue d’«élections anticipées». Ce qui est une revendication révolue à l’ère où le pays s’affaire à parfaire davantage son processus démocratique. D’ailleurs, la réponse du chef d’État est claire, nette et précise en ce sens. «Un intérêt particulier a été accordé, dans ce sens, au respect des échéances électorales qui ont été organisées dans les délais fixés, partant de ma conviction, de l’importance de cet engagement à préserver la stabilité institutionnelle, la continuité des services publics et la poursuite du développement», a tranché le président Bouteflika, qui, du coup, met fin à toute polémique qui s’invite hors du contexte du respect des règles démocratiques et du fonctionnement des institutions du pays. Outre les échéances électorales, et comme le contexte s’y prête aux questions juridiques, le président Bouteflika revient sur les réformes menées sous ses auspices dans le domaine. D’emblée, le chef d’État dit être convaincu d’au moins une chose: «aujourd’hui, nous pouvons grâce aux importants pas franchis dans les divers volets de cette réforme, parler d’un système judiciaire moderne apte à répondre, à l’heure actuelle et pour les décennies à venir, aux besoins de la société algérienne», a-t-il indiqué, histoire de rappeler un programme de réforme profond. Au-delà de l’aspect technique de cette réforme où l’on a vu la consolidation des infrastructures judiciaires et les moyens mis à dispositions des effectifs, le président Bouteflika rappelle le fond de la question. À ce titre, «l’instance judiciaire s’est dotée de toutes les conditions pour asseoir son autorité et son indépendance, en accord avec les principes constitutionnels, pour la consolidation de sa place et de son rôle dans la régulation et l’encadrement de la vie publique, conformément à la loi et la préservation des droits fondamentaux et des libertés individuelles et collectives», précise le chef d’État.
Mohamed Wali