Bouregâa

« Bouregâa » regrette et affirme au Forum du «Courrier D’Algérie» : «La reconnaissance du « GPRA » n’a pas été considérée sérieusement depuis 1962»

Dans son intervention, hier au Forum du «Courrier d’Algérie », le commandant et officier supérieur de la wilaya IV historique, Lakhdar Bouregâa, a regretté la négligence à la reconnaissance du GPRA ou « le gouvernement provisoire de la République algérienne » par le système algérien, soulignant toutefois que cette période de transition fut une étape cruciale de la Révolution algérienne. Dans ce sillage, le commandant Bouregâa a affirmé que ce manque de reconnaissance du GPRA est considéré aujourd’hui comme une vraie «humiliation» pour l’humanité et pour l’histoire de l’Algérie. Ce dernier notera, en outre, que ce gouvernement provisoire algérien de 1958 a vraiment insufflé une nouvelle dynamique à la Révolution. D’autre part, l’orateur est revenu sur les principes de la déclaration du 1er novembre 1954 et la Révolution algérienne, révélant ainsi que cette date est une date fondatrice de notre Histoire et : «qui avait pour objectifs historiques de promouvoir la justice sociale et la libération du Maghreb», dira-t-il, dans ce sens. Le commandant Bouregâa a évoqué, entre autres, les massacres et les crimes les plus crapuleux en Algérie durant la Révolution algérienne, rappelant, dans ce sens, que ce génocide contre l’humanité avait causé la mort de milliers d’algériens : «Nous ne pouvons pas cacher toutes les réalités et tout ce qui a été commis contre le peuple algérien, notamment dans les régions rurales», a révélé M. Bouregâa. Ce dernier, estimera , à ce titre, que : «Le charme de l’histoire est dans ses détails». Cependant , l’invité du Forum n’a pas manqué de donner l’exemple de l’acte criminel et monstrueux commis contre «111 familles» dans la région de Dellys à Boumerdès : «Toutes ces familles ont été mortes calcinées, dont des femmes et une fillette de 6 mois, a-t-il poursuivi. Il a, dans ce contexte, précisé que personne, aujourd’hui, ne peut contester la réalité de ces crimes. Evoquant les archives historiques de l’État algérien, le commandant, Lakhdar Bouregâa a précisé d’autre part qu’il existe des archives et des documents d’une très grande importance en France, faisant remarquer que la restitution de ces documents n’est pas encore réglée : « Il faut que l’État algérien réclame donc plus fermement la restitution de ses archives», a tenu à affirmer le conférencier. Au cours des débats, l’invité du journal rappellera à l’assistance les troubles vécus par la wilaya IV historique appelés, également «L’affaire si Salah» et le rôle historique de prestigieux moudjahidine et cadres de la wilaya IV.
Mehdi Isikioune