Bouchouareb en quête d’IDE : les Algériens en France fortement sollicités

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, fait dans un discours sensibilisateur envers les chefs d’entreprise nationaux installés dans l’Hexagone. À ces derniers, il réclame de faire preuve de plus de cran dans l’acte d’investir et d’aller de l’avant, afin de venir à la rescousse de l’économie de leur pays.
En effet, devant un contexte marqué par le recul des ressources publiques, quoi de mieux que de faire appel aux investisseurs nationaux opérant à l’international, dont l’objectif étant de les impliquer dans la création de la valeur ajoutée à l’économie. Sur le plan macroéconomique, les chefs d’entreprise algériens ayant implanté leurs affaires en France peuvent jouer un rôle important dans la valorisation du PNB (Produit national brut). Précisément, ils pourraient contribuer grandement à l’essor économique, pour peu qu’ils «osent et d’aller au-delà de leurs rêves», comme l’aurait souhaité Bouchouareb, intervenu en marge de la troisième session du Comité mixte économique algéro-français (Comefa), tenue lundi dernier à Paris. Le représentant du gouvernement qui s’est exprimé devant les hommes d’affaires, réunis au sein de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie de France (Caci-France), a attiré l’attention de ses compatriotes sur la situation économique délétère, telle qu’elle se présente aujourd’hui. À ce titre, il n’a pas manqué de rappeler le soutien de l’Exécutif national, qui, à travers un plan anticrise, prévoit, au-delà, de booster l’investissement intérieur, de mettre à profit le potentiel des entrepreneurs algériens présents sur le marché français. Récemment, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a appelé lors de la 18e Tripartie tenue à la mi-octobre dernière, à un sursaut patriotique, afin d’édifier une économie émergeante, basée sur la croissance. Tel est le message repris sur la volée par Bouchouareb, et part à la quête des investisseurs algériens exerçant en dehors du pays, en titillant leur fibre nationaliste. Confrontés à de multiples tracasseries, liées à la complexité avérée devant l’acte d’investir de par le climat des affaires peu favorable, nombre d’opérateurs économiques algériens ont préféré orienter leurs investissements à l’international, où l’environnement est plus au moins propice. Conscient des préoccupations premières de ces Algériens, Bouchouareb a rassuré que le gouvernement est déterminé à lever toutes les entraves, en rappelant, à ce titre, les mesures prises dans le nouveau Code des investissements. Selon lui, désormais, les textes de cette loi offrent des moyens et des instruments aux opérateurs, ce qui n’était pas le cas dans le passé, a-t-il expliqué. Que ce soit en France ou dans leur pays natal, les hommes d’affaires algériens pourraient lancer leurs investissements à leur bon gré, a laissé entendre le représentant du gouvernement. Ceci étant dit, l’important, selon l’Exécutif national, est d’accompagner ce plan d’action qui jette les bases d’une économie prospère. En allusion à ce qui semblerait à une démarche de traitement «cas par cas» des dossiers des «uns et des autres», Bouchouareb parle, désormais, d’une «vision» et d’une «stratégie», inscrites à l’horizon 2020, et laquelle politique entend impliquer tous les opérateurs pour sa mise en œuvre. À ce qui serait perçu par les investisseurs comme étant un marché qui présente plus de risques que d’avantages, au vu du contexte économique empreint d’incertitude financière, le gouvernement apporte la contradiction. En effet, Bouchaoureb voit, là, une opportunité à saisir pour sortir définitivement de la dépendance aux hydrocarbures, pour un passage éminent vers une économie diversifiée. C’est du moins la vision de Bouchouareb, lequel responsable en a appelé aux Algériens de l’Hexagone, auxquels, veut-il insuffler une dynamique pour s’inscrire dans une «économie universelle», a-t-il formulé. D’autre part, le ministre a avoué que l’Algérie risque une traversée de désert, tant la structure économique actuelle n’offre pas encore la possibilité de créer de la richesse et d’engranger de ressources importantes, à même de financier les projets d’investissement. En revanche, et en parallèle à cette situation, le pays dispose, selon lui, d’une marge de manœuvre pour lesquatre (4) ou cinq (5( années à venir. Ces propos ont fait penser aux ressources disponibles dans le FRR (Fonds de régulation des recettes), qui constitue un moyen pour pallier aux déséquilibres financiers. En attendant de voir les opérateurs algériens de l’étranger se bousculer devant le portillon de l’investissement national, Bouchouareb a rappelé que d’ici là, le gouvernement devra mettre en place un nouveau schéma du démantèlement tarifaire.
Farid Guellil

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