Benhabylès

Benhabylès à ceux qui s’attaquent à l’action humanitaire de l’Algérie : «L’Algérie ne cédera pas aux pressions»

La présidente du Croissant Rouge algérien, Mme Saïda Benhabylès a dénoncé, hier, la campagne d’Ongs internationales contre l’Algérie, sur le dossier de la migration, sans manquer de souligner, que la démarche promue par ces Ongs, serve des «agendas hostiles», visant à faire pression sur notre pays, pour ses postions de principes dans sa politique étrangère, sur les questions marquant l’actualité, notamment régionale, et continentale ainsi qu’internationale. Invitée, hier, au Forum du Courrier d’Algérie, elle invite ces mêmes ONGs à mettre en lumière les raisons à l’origine du déplacement de ces milliers de migrants, fuyant les conflits, la pauvreté, les crises et les guerres, déclarant qu’ «ils devraient condamner les interventions étrangères dans les pays, dont celle de l’Otan et ses alliées » à l’origine de la situation dramatique du peuple libyen, et la perte de milliers d’emplois de travailleurs des pays dont les migrants sont originaires ». Au moment où les besoins et les préoccupations de ces femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, notamment en matière de développement socio-économique, chez eux, devront être «sérieusement» pris en charge, par un accompagnement d’acteurs internationaux, avant qu’ils quittent leurs villes et leurs villages, pour s’aventurer sur les chemins périlleux, souvent au péril de leurs vies, en Méditerranée. Ces ONGs et leurs mentors étrangers, visent à détourner les regards, notamment de l’opinion africaine, des vraies raisons de cette détresse humaine, que «nous Algériens nous sommes à son écoute.» a déclaré, l’intervenante. Déplorant l’absence, à ce jour, de la traduction des recommandations de rencontres internationales, sur le traitement des causes à l’origine de la question des migrants, citant les conclaves tenus, à Malte, Istanbul et la Valette, la présidente du CRA, invite les acteurs étrangers, principalement de l’espace européen, à prendre le problème par ses cornes et non, « une carte de pression ou un prétexte » pour « répondre à leurs propres intérêts et stratégie » en direction de notre région. Mme Benhabylès a tenu à souligner, plus loin, que «la campagne visant l’Algérie, en rapport avec sa position sur la question des réfugiés subsahariens, est une campagne orchestrée par des ONG locales et internationales » a-t-elle précisé et qui ne sont pas, affirme l’invitée du Forum « réellement, intéressées par le sort des Subsahariens ni par leurs souffrances». Soutenant que «l’Algérie consent des efforts titanesques pour exprimer et manifester sa solidarité avec des peuples en détresse ou des personnes vulnérables nécessitant notre action humanitaire», l’invitée du Forum, rappelle que « le respect des droits humanitaires, l’entraide et les valeurs humanitaires, c’est une tradition, une culture, c’est quelque chose d’inné qui fait partie de la personnalité algérienne». Plus loin, elle convoque l’histoire, pour rappeler, «aux amnésiques, les valeurs universelles de l’Émir Abdelkader qui avait sauvé d’une mort certaine, des milliers de chrétiens à Damas au nom, comme il l’a lui-même expliqué à ceux qui l’interrogeaient sur son geste, raconte Saïda Benhabylès, «de ma foi musulmane qui me dicte de défendre les valeurs humanitaires».

Les ONGs doivent s’intéresser aux causes de la migration et la détresse des migrants africains
Pour l’ex-ministre de la Solidarité, la campagne « hostile » contre l’Algérie, lui rappelle, celle qu’a connu le pays, durant la décennie rouge, indiquant que les mêmes qui ont soulevé « le qui tue qui», qui mènent ces attaques contre l’Algérie sur sa politique humanitaire, en mettant sur le tapis, les prétendus «mauvais traitements infligés » aux migrants subsahariens. Ne perdant pas de vue le timing choisi pour lancer leurs attaques contre l’Algérie, qui fait face aux conséquences, notamment de l’intervention de l’Otan en Libye et la déstabilisation de ce pays générant des risques majeurs pour l’ensemble de la région, la présidente du CRA, insiste que la priorité première de son organisme «est d’apporter assistance et secours» aux migrants, déplorant le fait que «les souffrances de ces personnes déplacées» que nul n’ignore les vraies raisons à l’origine «soient exploitées à des fins politiques et partisanes à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.» Celle qui faisait partie du panel d’experts dont Yves Bonnet, à l’origine de l’ouvrage, intitulé « Les faces cachées des révolutions arabes», après leur déplacement, en 2011, en Libye, alors que le pays était sous les bombardements de l’Otan, elle dira que comme tout le monde le sait, « une révolution c’est fait pour un changement positif, pour le renforcement de l’État et de ses institutions et aussi pour un bien être de la population». Or, ajoute-elle « le résultat est là , quelle est la situation en Lybie et des milliers de travailleurs africains qui faisaient vivre leurs familles, restées dans leurs pays respectifs ». Et de rappeler plus loin que «l’Algérie n’a pas été partie prenante de la tragédie que vivent les pays africains, ni de la famine ni des épidémies, ni des conflits et encore moins les crises et les guerres» qu’endurent des peuples d’Afrique (…)». a l’adresse de ceux qui persistent et persisteront à porter atteinte à l’État et le peuple algérien, par leurs attaques et leurs campagnes «révoltantes» basées sur «des allégations et mensonges», «l’Algérie est souveraine dans ses décisions et positions et ne cédera pas à la pression, ni au chantage» a affirmé celle qui est à la tête de l’Institution du Croissant Rouge algérien, notamment «de ceux qui font des tragédies de l’Afrique et des Africains un fonds de commerce et des prétextes pour étendre leur hégémonie».

Les Ongs doivent plutôt s’intéresser à ce qui se passe sous le système colonial, en Palestine et au Sahara occidental
La présidente du Croissant Rouge algérien (CRA), Saïda Benhabylès, a indiqué hier, que la solidarité humanitaire à travers l’action du CRA algérien avec les peuples en détresse est « un devoir» au vue de l’histoire et des valeurs du peuple algérien. Dans le cadre de ses aides humanitaires accordées par l’Algérie au peuple sahraoui et palestinien, la responsable du CRA, déplorant le non règlement de ces deux questions, soufrant de «la pire atteinte et violation des droits de l’homme », le droit à la terre et à l’indépendance, les actions «humanitaires» en direction des réfugiés sahraouis et le peuple palestinien, sont dictées par notre soutien aussi, à la justesse de ces causes. Et de rebondir pour lancer à des ONGs qui délaissent leur travail, pour mener des campagnes contre l’Algérie, de «se soucier plutôt de ce qui se passe comme violation et meurtre de palestiniens, notamment des enfants.»
Karima Bennour