Béjaïa : l’unité-liège consolide ses performances

L’unité « Béjaïa-liège », spécialisée dans la fabrication de panneaux d’isolation en liège aggloméré, a réalisé un volume de production au 1er semestre 2016 de 2 357 mètres cubes contre 1 514 m3 à la même période de l’année 2015, soit un taux de croissance de l’ordre de 56 %, indique un bilan de l’entreprise.
Le résultat, qui a dépassé largement les prévisions de son business plan établi à 2.000 M3, est une performance en soi qui confirme la santé retrouvée de cette unité qui, en 2013 et 2014, bataillait durement pour éviter le purgatoire et assurer sa survie, note son PDG, Mohamed Himrane, qui n’exclut pas de boucler l’année sur une production au moins de 4.000 M3.
Cette progression, du reste, a impacté, tous les agrégats financiers de l’entreprise qui emploie à peine 60 personnes, notamment son chiffre d’affaires qui fait un bond de 44,6 %, son excédent brut d’exploitation (+ 143 %) ou son résultat net (+ 40,78 %), souligne-t-on. Enhardie par son succès, l’unité qui s’est déployée à l’international, a réussi à mettre sur les marchés italiens, français et espagnol, entre autres, quelque 240 m3 de panneaux agglomérés noirs durant ce 1er semestre. Elle prévoit d’en faire le double à la fin de l’année au regard des manifestations d’intérêt que ses produits suscitent en provenance notamment d’Italie, d’Espagne et d’Allemagne, engagés dans une vigoureuse politique de transition énergétique.
Le liège, par delà ses propriétés acoustiques, est utilisé comme instrument d’économie d’énergie, notamment dans le bâtiment. Créée en 1926, l’unité « Béjaïa-liège », de statut public, a failli la liquidation à plusieurs reprises, mais elle a tenu le coup en rebondissant sur le contexte de l’économie durable qui, finalement, lui donne de la ressource, autant à l’échelle nationale, où l’introduction du liège dans les bâtiments publics et de plus en plus probante, qu’à l’échelle internationale où le marché devient de plus en plus friand autant aux produits écologiques et économes en énergie.
« C’est l’aubaine pour qui sait manœuvrer », résumera sous forme de boutade son PDG.