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AUTODÉTERMINATION SAHRAOUIE : Brahim Ghali souligne le rôle essentiel de la Minurso

Alors que le Conseil de sécurité a renouvelé son soutien à l’action méthodique et déterminé du représentant spécial du SG de l’ONU, Horst Köhler , Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à permettre à la MINURSO de s’acquitter de sa mission pour laquelle elle a été créée, à savoir l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui. Il a ainsi réaffirmé la nécessité de mettre un terme aux atermoiements et à l’intransigeance de l’occupant marocain.

«Nous lançons un appel au Conseil de sécurité en vue de permettre à la MINURSO de s’acquitter de la mission pour laquelle elle a été créée, à savoir l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental et la prise de mesures à même de protéger et consacrer le statut juridique du Sahara occidental ainsi que son intégrité territoriale », a indiqué le président Ghali dans son allocution d’ouverture des festivités commémoratives du 43e anniversaire de l’Unité nationale.
Le Président Ghali a appelé également à mettre un terme aux tentatives marocaines visant à utiliser la Minurso comme « outil pour légitimer une occupation militaire illégale ». « La communauté internationale – à travers l’assemblée générale de l’ONU, ses commissions et les résolutions du Conseil de sécurité – a exprimé sa détermination à préserver le caractère juridique de la question sahraouie en tant que question de décolonisation, qui doit être résolue en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’indépendance, à l’instar de tous les peuples et des pays colonisés », a ajouté le président sahraoui.
« Il est temps de mettre un terme aux souffrances du peuple sahraoui qui a longuement résisté », a-t-il martelé, appelant encore une fois à mettre fin à l’intransigeance de l’occupant marocain.
Il a été convenu d’un cessez-le-feu pour mettre en œuvre le plan de règlement afro-onusien de 1991 « qui constitue la solution démocratique, signé par les deux parties et adopté en Conseil de sécurité », a-t-il ajouté. D’un autre côté, et aux Nations unies devant la 4ème commission en charge de la décolonisation, le Front Polisario a exprimé l’espoir de voir le processus du règlement du conflit au Sahara occidental marquer un tournant cette année, avec la relance des négociations directes en décembre à Genève.
« Cette année, nous espérons que le vent tourne et que le peuple du Sahara occidental puisse avoir la possibilité d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance », a déclaré le représentant du Front Polisario à l’ONU, Sidi Mohamed Omar.
Le représentant sahraoui a relevé que l’émissaire onusien, Horst Köhler, était en train « d’insuffler une nouvelle vie » au processus onusien bloqué depuis longtemps. Les deux parties au conflit sont le Front Polisario et le Maroc. Il a réaffirmé que le Front Polisario est « prêt à s’engager dans des négociations directes avec le Maroc conformément aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale ». « La responsabilité des Nations unies envers le peuple du Sahara occidental, réaffirmée chaque année dans les résolutions de l’Assemblée générale sur cette question, devrait être assumée sans plus tarder », a enchaîné Sidi Omar dans son plaidoyer, déplorant l’absence de progrès concernant cette juste cause.
Le fait que la question du Sahara occidental demeure inscrite à l’agenda de la quatrième commission témoigne d’un processus de décolonisation inachevé de ce territoire, a-t-il dit . « C’est aussi une reconnaissance du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, droit inaliénable qui ne peut être supplanté pas les réalités coloniales actuelles », a-t-il encore affirmé.
M. Bendib

Le Vice-ministre sud-africain des affaires étrangères, Luwellyn Landers
«Les efforts de l’ONU doivent contribuer à mettre un terme à l’occupation du Sahara occidental»

Le vice-ministre Sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Luwellyn Landers s’est félicité des relations «solides et profondes » entre son pays et la République arabe sahraouie démocratique (RASD),  avant de déclarer que son pays «se rappelle avec fierté du soutien du peuple sahraoui au combat du  peuple Sud-africain contre le régime de l’apartheid.» a-t-il affirmé.
S’exprimant,  lors de sa visite aux camps de réfugiés sahraouis, pour assister à la célébration du 43eme anniversaire de l’Unité nationale du peuple sahraoui, Luwellyn Landers  a indiqué  que «nous allons œuvrer à ce que l’on accorde à l’État sahraoui le statut de membre observateur au sein de l’ONU» en attendant, dira-t-il, «la proclamation complète de son indépendance et de sa liberté». Réaffirmant la position constante de son pays, dans son soutien à la lutte du peuple sahraoui, pour son droit à l’indépendance, le responsable Sud-africain  a réitéré  «l’attachement», de son pays «au recouvrement de la souveraineté dans tout le continent africain».  S’exprimant sur les efforts, en cours, des Nations  unies et  de  l’envoyé de son secrétaire général pour le Sahara occidental, Horst Köhler, lequel a invité le Maroc et le Front Polisario, pour des pourparlers,  début décembre prochain, à Genève, le vice-ministre Sud-africain des Affaires étrangères,  a exprimé le souhait de voir les efforts internationaux parachever le processus de décolonisation au Sahara occidental. Le responsable Sud-africain, espère  voir, les efforts onusiens «contribuer à mettre un terme à l’occupation du Sahara occidental» a-t-il déclaré,  lors de sa visite au camp des réfugiés sahraouis, Laâyoune. Précisant, avec insistance, que «nous sommes attachés à notre  Histoire  commune», en référence à l’histoire des luttes des peuples pour l’indépendance et contre l’apartheid,  Luwellyn Landers affirme que l’ultime voie à emprunter et la seule approche politique à adopter face au conflit opposant le Maroc au Front  Polisario sur le Sahara occidental  «est d’apporter un plein soutien» à la lutte du peuple sahraoui, dira-t-il «pour l’indépendance de son pays, le Sahara occidental», question  de décolonisation  inscrite, pour rappel,  à l’ONU et à L’Union africaine (UA).  Plus explicite sur la teneur  et la nature du soutien à la juste cause du peuple sahraoui, le responsable Sud-africain   déclare que ce soutien doit  être «moral et matériel» a-t-il souligné. Pour celui qui, son peuple a consenti des efforts et des sacrifices énormes pour se libérer du joug du système d’apartheid avec le soutien, de pays africains et étrangers outre les hommes et femmes libres de ce monde, «l’Afrique ne peut se considérer comme libre que si le peuple sahraoui se libère,   par fidélité aux principes et à l’esprit de Mandela» et des autres martyrs africains et d’ailleurs, des luttes pour les indépendances et la dignité humaine. En tant que question  de décolonisation, relevant de la responsabilité première de l’ONU, son règlement  passe par l’application des  textes et  principes de la Charte de l’ONU,  à savoir  l’exercice par le peuple sahraoui  de son droit à l’autodétermination.  Le débat général de la quatrième commission de l’ONU en charge des politiques spéciales et de décolonisation, entamé lundi dernier, au siège de l’ONU, à  New York, a  vu, encore cette année,  une majorité des délégations de pays  réitérer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination,  sauf   les délégations représentant le Maroc et les soutiens  à son occupation du Sahara occidental, à moins de deux ans de l’arrivée, à terme, en 2020, de la Décennie internationale de l’élimination du colonialisme. S’exprimant au nom de la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) , le  représentant du Salvador, Ruben Armando Escalante a mis l’accent, sur « l’un des défis les plus importants des Nations unies », citant le  processus de décolonisation,  sans manquer d’exprimer ses «regrets»  de voir à ce jour, le   non-parachèvement de ce processus,  citant le cas  du Sahara occidental. Son  homologue Sud-africain, Jerry Matthews Matijala, après avoir qualifié la situation de l’occupation du Sahara occidental de  «douloureuse  épine dans le flanc de l’Afrique», il  a regretté, lui aussi, qu’à ce jour,  il reste encore «17 territoires colonisés  dans lesquels les peuples se voient encore déniés de leur droit à  l’autodétermination», violant  ainsi, a-t-il déclaré «un droit humain fondamental aux  termes de la Chartes des Nations unies. Plus loin,  il lance à l’assistance «combien d’enfants sahraouis devront  grandir dans ces conditions et se  battre pour leurs droits élémentaires?», s’est-il interrogé.
 Karima Bennour