Hanoune

ARRESTATIONS D’ACTIVISTES POLITIQUES ET DISPOSITIF DE LA GENDARMERIE DÉPLOYÉ VENDREDI : Le PT évoque une «option sécuritaire et répressive»

Le bureau politique du Parti des travailleurs, réuni hier, a fait le point sur l’évolution de la situation dans le pays. Le parti, dirigé par Louisa Hanoune, a focalisé, du moins a-t-on constaté dans son communiqué sanctionnant les travaux de cette rencontre, sur les dernières arrestations policières opérées parmi les manifestants et activistes politiques. Il y est fait également état des forces de la Gendarmerie déployées, vendredi dernier, sur l’axe autoroutier de l’Est, menant vers Alger, et lequel dispositif impressionnant a restreint l’accès, à bon nombre de citoyens, de rejoindre la 7e marche grandiose de la capitale de suite. Tout en dénonçant un recours à la force publique dont les conséquences incombent «aux autorités», le PT accuse le pouvoir d’avoir fait recours à une «option sécuritaire répressive» pour «sauver le système».
Même n’étant pas sûr de l’autorité ayant donné «instruction» à la mise en place du dispositif de la Gendarmerie et aux arrestations opérées samedi, parmi les personnes qui se sont rassemblées devant la Grande-poste ansi que dans le sit-in observés devant le siège de la Centrale syndicale, le PT renvoie à des informations rapportées dans la presse nationale, et qui évoquaient une «instruction du Premier ministre Bedoui». Un ordre selon lequel il est demandé «d’interdire toutes les marches et les rassemblements de la semaine, mise à part la marche de vendredi, semble se confirmer par cette répression», accuse le PT, qui fait incomber la responsabilité des conséquences qui pourraient en découler aux autorités. «Ainsi, après les vaines manœuvres politiques opérées par les tenants du régime en place et leurs partenaires dans ‘’l’opposition’’ pour freiner, contourner et dévier le processus révolutionnaire qui veut en finir avec le système en place, voudrait-on passer à l’option sécuritaire et répressive ?», s’interroge encore le Parti des travailleurs.
F. G.