Salah Dabouz

EN SOLIDARITÉ AVEC LEUR COLLÈGUE SALAH DABOUZ : Gel de l’activité des robes noires aujourd’hui

Suite à l’arrestation de l’avocat et militant des droits de l’homme, Salah Dabouz, dimanche dernier à Alger, par les forces de l’ordre et son transfert, à la wilaya de Ghardaïa, suite à un mandat d’arrêt émis, à son encontre, par le procureur général du tribunal de Ghardaïa, dans le cadre d’une enquête en cours, l’Union nationale de l’ordre des avocats a appelé, hier, dans un communiqué rendu public, «à un gel de ses activités près des tribunaux au niveau national, aujourd’hui». Une action qui se veut en soutien à l’avocat Dabouz et également pour «dénoncer son arrestation arbitraire de la part des autorités » lit-on.

Selon l’organisation des robes noires, le mandat d’arrêt en question «est lié à d’anciennes affaires que l’avocat a défendu à Ghardaïa», assurant que «ce mandat d’arrêt est une grave atteinte à la Constitution et n’a aucun fondement réel ni juridictionnel». Pour avoir de plus amples informations, contacté, hier, maître Abdelghani Badi nous a indiqué que l’action de boycott aujourd’hui, lancé, hier, par l’Union nationale de l’ordre des avocats, concerne «les activités des Cours et des Tribunaux au niveau national pour la journée de demain (aujourd’hui :Ndlr)» sauf les rendez-vous et affaires, poursuit-il « déjà programmés qui ne seront pas concernés par le gel des activités». Aussi, l’ordre des avocats demeure réuni en session ouverte pour suivre l’ évolution de l’affaire de leur collègue, l’avocat Salah Dabouz, et notre interlocuteur n’a pas manqué de «dénoncer fermement tous les dépassements qui se sont déroulés avec l’avocat. » En réalité, nous explique-t-il, «Salah Dabouz est un avocat et on ne peut pas lui faire un mandat d’arrêt comme ça. Il y a des procédures qui devaient être faites au niveau de l’ organisation des avocats, et d’autres procédures, comme le stipule le code pénal» a-t-il précisé. Poursuivant, il dira que «cet homme n’est pas un criminel, pour qu’on lui fasse un mandat d’arrêt, ou encore pour le transférer d’Alger à Ghardaïa». Pour maître Badi, «s’il y a une chose contre cet avocat, on doit contacter l’Union nationale de l’ordre des avocats pour prendre les mesures et procédures nécessaires» a-t-il indiqué, avant d’ajouter «ou encore, on essaye de transmettre ce dossier aux avocats responsables pour le traitement de cette affaire» et ce, poursuit-il, «avant de passer à un ordre de mandat d’arrêt» a-t-il précisé. Pour Maître Badi, il s’agit là «d’un dépassement très flagrant», a-t-il dit, et de souligner que «je n’ai aucun commentaire à faire sur le contenu de cette affaire, vu qu’on ne possède ni ses détails, ni le dossier de cette affaire.» mais sur son arrestation, il est clair que celle-ci « est un dépassement et une violation de la loi», a-t-il  affirmée. Concluant que «l’organisation, dont l’avocat est affilié, doit être informée de tous les détails de l’affaire» et à elle, ajoute Maître Badi, «d’informer l’avocat accusé, avant d’entamer les procédures nécessaires» a-t-il expliqué.
Enfin, il convient de souligner, qu’à la fin de l’après midi de la journée d’hier, l’avocat Debbouz a été remis en liberté et mis sous contrôle judiciaire.
Med Wali