Après l’échec du dialogue avec le CAMRA : Hasbellaoui annonce une autre rencontre

Écartant toute éventuelle suppression du service civil, le ministre de la Santé, le Pr Mokhtar Hasbellaoui, demeure attaché au dialogue en appelant à une autre réunion avec les résidents la semaine prochaine.
Alors que la rencontre, entre le ministre de la Santé le Pr Mokhtar Hasbellaoui, et le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) n’a pas abouti à une sortie de crise, une seconde réunion est prévue pour la semaine prochaine pour tenter, encore une fois, d’arriver à un consensus autour des revendications soulevées par les résidents, en grève depuis plus de quatre mois. Après avoir exprimé leur «déception» voire leur « insatisfaction» quant à la réunion d’avant-hier, les résidents devront encore relancer le dialogue avec la tutelle, avec laquelle une rencontre est d’ores et déjà programmée pour la semaine prochaine. Après que le PV ayant sanctionné la rencontre entre le ministre de tutelle et les représentants du Camra, ait été publié, un sentiment d’insatisfaction s’est emparé des résidents. Et pour cause, le Pr Hasbellaoui écarte toute éventuelle abrogation du service civil. En ce sens, dans une déclaration à la presse, à l’issue de la rencontre, le ministre a indiqué qu’ « il était exclu à l’heure actuelle de revoir le caractère obligatoire du service civil, car celui-ci est le seul service pouvant garantir une couverture sanitaire globale pour l’ensemble des citoyens ». « Le ministère de la Santé est favorable à la modulation de la durée du service civil, selon le tableau remis aux représentants des résidents séance tenante », explique le PV relatif à la rencontre.
Néanmoins, «les résidents tiennent au principe de l’abrogation du caractère obligatoire du service civil avec échéancier précis et exigent que la durée de ce service ne soit pas supérieure à deux ans», note le document.
Autrement dit, le service civil demeure la pomme de discorde entre les deux parties. D’ailleurs, en ce qui concerne la prime du service civil décidée par la tutelle et estimée de 20 000 à 60 000 DA, les résidents ont jugé celle-ci «insuffisante» exigeant l’octroi de cette prime à tous les assujettis. Parmi les points de discorde, selon le PV, les résidents exigent l’octroi d’une prime de location d’un montant de
40 000 DA sur tout le territoire national et demandent la modification de la réglementation relative à l’ameublement des logements de fonction.

Vers la révision du statut du médecin résident
Malgré cela, le premier responsable du département de la Santé affirme que certains points soulevés dans la plateforme des revendications ont été satisfaits. À titre d’exemple, il a fait état de l’installation d’une « commission mixte afin de faire des propositions sur l’amendement du statut du médecin résident, à l’exception des dispositions pouvant avoir une incidence financière ». D’autre part, selon le PV, les représentants des médecins résidents exigent l’instauration d’une prime de transport. Pour ce qui est du service national, les grévistes exigent le maintien de leurs salaires pendant la durée de ce service et rappellent, selon le PV, leur attachement au droit à la dispense et à la régularisation au même titre que les autres corps.
Il est à noter qu’en attendant un dénouement de la crise, qui dure depuis cinq mois, le boycott de la deuxième session du diplôme d’études médicales spéciales (DEMS) devra se poursuivre encore aujourd’hui (dernier jour des examens).
Lamia Boufassa