Accueil ACTUALITÉ Après le déces du Roi Abdallah : Salmane intronisé

Après le déces du Roi Abdallah : Salmane intronisé

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Le roi Abdallah d’Arabie saoudite est mort dans la nuit de jeudi à vendredi. Son demi-frère Salmane, âgé de 79 ans et qui avait été nommé prince héritier en juin 2012, lui succède sur le trône. Moqren, un autre demi-frère d’Abdallah, a été nommé prince héritier. Né en 1945, il est le plus jeune fils de Abdelaziz al-Saoud, le fondateur de l’Arabie saoudite. Depuis le décès de ce dernier en 1952, le trône a été occupé successivement par plusieurs de ses fils. Le roi Abdallah, avait accédé au trône à la mort, en août 2005, de son demi-frère Fahd, mais il dirigeait de facto le Royaume depuis 1995. Monté sur le trône en 2005, à l’âge de 82 ans, le roi Abdallah gouvernait en réalité le Royaume depuis plusieurs années, en raison de la mauvaise santé de Fahd qui l’avait désigné régent depuis 1996. Souffrant d’une pneumonie, le roi Abdallah, qui était âgé d’environ 90 ans, avait été hospitalisé, le 31 décembre dernier, à Riyad. Son état de santé avait nécessité la mise en place d’un tube pour l’aider à respirer.
L’âge du souverain et ses multiples hospitalisations alimentaient régulièrement les rumeurs sur l’avenir de la gestion du Royaume saoudien, puissance pétrolière mondiale et acteur-clé dans la politique au Moyen-Orient. Ces derniers temps, ses apparitions publiques étaient devenues de plus en plus rares, et il se faisait régulièrement représenter par le prince héritier, Salmane Ben Abdel Aziz, comme lors du dernier sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) début décembre dernier au Qatar.
Le prince Salmane cumulait également les fonctions de ministre de la Défense depuis octobre 2011. Le nouveau roi a déclaré hier qu’il n’y aurait pas de changement dans la politique du Royaume après la mort de son prédécesseur, et a appelé à l’unité parmi les musulmans divisés par la guerre : «Nous resterons, avec la force de Dieu, sur le chemin droit que cet État a suivi depuis sa création par le roi Abdel Aziz Ben Saoud et par ses fils après lui», a dit le roi, dont les propos étaient retransmis à la télévision.
Il a d’ores et déjà nommé l’un de ses fils, Mohammed ben Salmane, au ministère de la Défense, par décret royal. Les hommages de nombreux pays se sont attachés à souligner «l’engagement» du roi Abdallah, notamment «pour la paix au Moyen-Orient». «Il a pris des initiatives courageuses pour faire avancer l’Initiative de paix arabe», a souligné le président Obama , ajoutant : «Nos pays ont travaillé ensemble à relever de nombreux défis et j’ai toujours estimé les points de vue du roi Abdallah ».
L’initiative de Paix du roi Abdallah reprenait dans ses grandes lignes le plan Fahd présenté vingt ans plus tôt et proposait une normalisation globale du monde arabe avec Israël pour le prix d’un État palestinien sur la base des frontières de 1967 . Cette initiative a été endossée par la Ligue arabe quelques semaines plus tard à Beyrouth. En pleine offensive contre l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, se garde bien de donner suite, mais pour Abdallah, l’essentiel est d’avoir pu donner une autre image de son pays.
À son actif et lorsqu’il n’était que prince héritier, Abdallah a été l’un des artisans des fameux accords de Taëf, qui ont mis fin à la guerre du Liban, à la fin des années 1980. Devenu régent, il a œuvré en faveur du rapprochement avec le rival de toujours : l’Iran, lorsque le réformateur Mohammad Khatami était l’homme fort à Téhéran. Au plan régional, le roi Abdallah a évité la tempête des révolutions arabes, en puisant dans les réserves financières de son pays pour satisfaire la population, en créant des emplois et en construisant des logements.
Il a également rejoint la Coalition internationale contre l’organisation État islamique. Sur le plan intérieur, il est longtemps passé pour un réformateur et, lorsqu’il accède au pouvoir, il tiendra parole en partie en organisant les premières élections libres du pays, même si elles n’ont concerné que les municipales et les partis politiques sont toujours interdits. Tout au long de son règne, il devra tenir compte des doléances des libéraux, tout en donnant des gages aux conservateurs traditionalistes. L’histoire retiendra qu’il a été aussi celui qui a relancé le dialogue inter-religieux, notamment avec le Vatican.
M. Bendib

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